Des infirmiers de l'hôpital d'Argenteuil
© FRED DUFOUR / AFP

HCL : une nouvelle structure pour prévenir les AVC à Lyon

Les Hospices Civiles de Lyon ont récemment mis en place une nouvelle structure d’accueil pour les personnes victimes d’accident ischémique transitoire (AIT). Ces micro-AVC peuvent difficiles à déceler peuvent dans 10 % des cas entraîner des AVC classiques. Les HCL tentent d’alerter la population face à ce risque méconnu.

Beaucoup connaissent les signes qui préviennent d’un AVC, moins en revanche savent reconnaître un AIT. Difficulté à bouger les membres, perte de la vue d’un œil ou encore difficulté à parler… Les symptômes sont similaires à ceux d’un accident cardio-vasculaire, mais plus difficilement décelable. "Ils peuvent durer 5 minutes, ou bien s’estomper dans l’heure qui suit. Beaucoup de patients ne font même pas attention à ces symptômes, c’est parfois leur entourage qui alerte", expliquent les HCL. Il est pourtant capital de dresser un bilan du patient après qu’il a reconnu ces symptômes. "Parfois ce n’est qu’une migraine, mais ça peut-être un AIT. Dans ce cas, il faut impérativement être pris en charge parce que 10 % des gens victimes d’un AIT ont un AVC dans les trois mois qui suivent, dont la moitié surviennent dans les 48 heures."

La plateforme, quel but ?

Avec la plateforme de l’hôpital Pierre Wertheimer, les HCL espèrent prévenir les risques d’AVC qui surviennent à la suite d’un AVC. "Les statistiques montrent que de 10 % de risques d’un AVC après un AIT tombent aux environ de 3 % lorsque le patient a été suivi", explique les HCL. Une marge considérable due aux bilans proposés aux patients. Lorsqu’un AIT survient, il faut appeler le 15. Si la victime a attendu plus de 6h après son AIT, elle doit se rendre aux urgences qui procèdent à un premier bilan. Par la suite, un rendez-vous à la plateforme est prescrit pour dresser un bilan plus en profondeur, et ainsi déceler les problèmes qui peuvent entraîner un AVC par la suite. Depuis son ouverture en juin a permis de prendre en charge plus de 200 patients. Pour l’instant, ce sont 10 à 20 patients qui sont traités par semaine.

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