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"Garé comme une merde" : à Lyon, les cyclistes lancent un concours sur Twitter et pointent les automobilistes

Les hashtags #GCUM continuent de pleuvoir sur les réseaux après le lancement du concours organisé par l'association "La Ville à Vélo". À Lyon, au de-là de l'ironie employée par les cyclistes pour exprimer leur ras-le-bol, les usagers des pistes cyclables mettent en lumière les comportements dangereux des automobilistes.

#GCUM ou plutôt "Garé comme une merde" est le mot-clé utilisé massivement par les cyclistes sur les réseaux sociaux pour participer au concours organisé par l'association "La Ville à Vélo". L'objectif, sensibiliser le public et les élus à la dangerosité des stationnements gênants sur les aménagements cyclables. Sous ce hashtag teinté d'humour, de nombreuses photos et vidéos sont partagées sur Twitter pour dénoncer ces infractions. À Lyon, l'association a décidé de décerner le GCUM d'or en se basant sur les éléments partagés par les usagers sur les réseaux. En seulement quelques jours, l'association indique que plus de cent contributions ont déjà été rassemblées.

Des problèmes récurrents à Lyon

Un concours qui peut faire sourire certains, mais qui ne doit pas être pris à la légère pour autant selon la Ville à Vélo."Les cyclistes de la métropole rencontrent régulièrement de nombreux véhicules stationnés sur les bandes cyclables, ce qui les oblige à se déporter sur la rue. Ils se retrouvent alors au milieu de la circulation motorisée, exposés au risque qu'un conducteur les percute. Le véhicule mal garé gêne la visibilité des autres usagers, y compris des piétons qui traversent, ce qui accroît le risque d'une collision. Des accidents graves, dont certains mortels, sont à déplorer dans cette configuration", explique-t-elle par voie de communiqué.

La Ville à Vélo en appelle également aux mairies et à la Métropole pour qu'elles communiquent davantage sur la dangerosité du stationnement sur les infrastructures cyclables. Et d'insister sur les bonnes pratiques à réaliser : "des campagnes de verbalisations régulières ; l’accès aux données de verbalisations et vidéo-verbalisations avec chiffres par jour, par ville et par arrondissement".

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