Éric Lafond : Jean Lassalle est là pour "retaper la France"

Éric Lafond, le porte-parole local de Jean Lassalle, est l’invité de L’Autre Direct pour présenter la campagne de son candidat à la présidentielle.

Lyon Capitale : On a du mal à retenir des idées de la campagne de Jean Lassalle. On retient plutôt une philosophie, le bon sens paysan et une certaine nostalgie de ce qu'était la France ou de ce qu'elle devrait être. Est-ce que pour vous c'est simplement une candidature de témoignage ?

Éric Lafond : Contrairement aux autres candidats, il a eu moins de temps de campagne en amont à cause de la recherche des parrainages qui a pris du temps. Il a perdu du temps par rapport aux autres. Et Jean Lassalle n'est pas un candidat technicien. Il ne va pas expliquer que l'on va bricoler un demi-point de CSG ou que l'on va modifier 0,5 point de PIB. Mais il a une envie et l’enthousiasme de retaper la France. Ce n'est pas une nostalgie, mais plutôt une réponse au Français sur ce qu'est la France et le rôle qu’elle doit avoir dans le monde et en Europe.

En quoi la France perd-elle son identité quand elle veut intervenir sur des théâtres de guerre extérieurs ?

Parce que l'on ne sait pas trop ce que l'on y fait. On s'est trompé en Libye. Au Mali c'est a priori plutôt une réussite, mais qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Est-ce que ça a réglé la situation politique locale ? On n'a pas réglé le fond du problème parce que l'on n'a pas mené de politique de coopération pertinente avec ces pays là. Et en Syrie, la démocratie française s'est totalement fourvoyée.

Il faut rappeler que Jean Lassalle a rencontré Bachar el-Assad.

On peut dire aujourd'hui qu'en Syrie il y a des méchants. Mais à quoi ça sert de dire de loin, "il y a des méchants, il y a des méchants". Quand Jean Lassale est allé en Syrie, il a rencontré tout le monde. Son rôle de parlementaire est d'aller voir sur place pour mesurer une politique gouvernementale. Fondamentalement le rôle du parlement c'est ça. C'est de contrôler le gouvernement.

Retrouvez l'intégralité de cette interview de Éric Lafond dans la vidéo ci-dessous.

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