François-Noel Buffet
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Demandeurs d'asile à Oullins : le maire appliquera la loi

Le maire d'Oullins a réagi ce vendredi suite à la décision du Tribunal Administratif (TA) de rejeter son recours. Il sera donc obligé de loger les demandeurs d'asile du pont Kitchener cet hiver, avec "l’assurance que les bungalows [seront] démontés à la fin du mois de mars 2014."

Le seul qui puisse encore agir, c'est Gérard Collomb affirme François-Noël Buffet. En tant que président du Grand-Lyon, membre du syndicat des transports en commun (Sytral), le maire socialiste de Lyon est propriétaire des parcelles réquisitionnées. Or "le tribunal a rejeté le recours intenté par la Ville d'Oullins en réfutant le caractère d’urgence, il estime que c’est au Sytral et au Grand Lyon (propriétaire des terrains) de saisir le juge du référé sur la question des parcelles réquisitionnées et de l’organisation de l’hébergement sur celles-ci" précise François-Noël Buffet.

60 adultes et 89 enfants seront accueillis

Mais selon ce dernier, "le cabinet de Gérard Collomb [lui] a donné une fin de non-recevoir". François-Noël Buffet est donc contraint d'appliquer la loi. "Nous appliquerons les décisions de justice dans l’esprit républicain qui ne nous a jamais quitté durant le traitement de ce dossier", précise-t-il.
Oullins se prépare à accueillir dans les prochains jours 26 familles, soit 149 personnes, moitié moins que le nombre prévu au départ suite à l'action du maire. "Il s’agit de 60 adultes et 89 enfants (dont 61 de moins de 10 ans) de nationalité albanaise, kosovare, bosnienne, russe, azerbaidjanaise, géorgienne et soudanaise" précise François-Noël Buffet.

"Comme je l’avais préconisé, la majorité des demandeurs d’asile a été répartie de manière moins massive et hors du Grand Lyon (notamment en Ardèche, en Isère et dans la Loire) afin de réduire la pression migratoire qui pèse sur notre territoire", ajoute François-Noël Buffet. Il rappelle avoir obtenu "de solides garanties du Préfet en matière de sécurisation du site, de scolarisation des enfants à l’intérieur de la zone d’hébergement et acquis du représentant de l’Etat l’assurance que les bungalows seraient démontés à la fin du mois de mars 2014."

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