Le Centre de vaccination du Palais des Sports de Gerland (Photo by JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Coronavirus à Lyon : le point ce lundi sur la circulation du virus dans le Rhône

Le taux d'incidence a largement chuté la semaine dernière dans le département du Rhône, passant de 550 à 450. Un effet... Lundi de Pâques. Depuis, il est plutôt stable, signe que la circulation du virus ne baisse toujours pas à Lyon dans le Rhône.

Pas de baisse de la circulation du virus à Lyon et dans le Rhône. Malgré le "confinement". Pas pour l'instant. Après une nette hausse tout au long du mois de mars, le taux d'incidence s'est stabilisé depuis 10 jours à Lyon et dans le Rhône.

La circulation du virus à l'instant t sur un territoire se mesure grâce au taux d'incidence. Les décideurs ont les yeux rivés dessus. C'est un indicateur clé. Le taux d'incidence détermine le nombre de cas positifs sur les 7 derniers jours pour 100 000 habitants. Sur une semaine glissante. C'est un très bon moyen de mesurer le degré de circulation du virus, à un instant t, sur un territoire. D'après les derniers chiffres stabilisées dont nous disposons (au lundi 5 avril), ce taux d'incidence est de 460 dans le Rhône. Les mesures prennent en compte un calcul sur une semaine glissante. Dans le cas présent, du vendredi 2 avril au jeudi 8 avril.

Toujours pas de baisse pour l'instant

Le taux d'incidence est monté jusqu'à 552 dans le Rhône. Il a nettement chuté le 5 avril mais comme nous vous l'avons expliqué, c'est une baisse purement circonstancielle (lire ici). Un effet... Lundi de Pâques. Les mesures prennent en compte un calcul sur une semaine glissante. Or, le lundi c'était férié, c'était le lundi de Pâques. Il y a eu beaucoup moins de tests. A l'instar d'un dimanche. La moyenne sur une semaine a donc forcément chuté. Il y a eu beaucoup moins de tests le lundi 5 avril que le lundi 29 mars donc forcément beaucoup moins de cas positifs.

Une chute, à ce moment-là, du taux d'incidence qui ne veut absolument rien dire de la dynamique épidémique. Depuis, les données sont plutôt stables. Signe que l'augmentation a été stoppée... mais que ça ne baisse toujours pas.

La pression hospitalière est forte dans la région

La pression reste très forte dans la région. Dans les hôpitaux d'Auvergne-Rhône-Alpes, toutes les opérations non urgentes sont déprogrammés pour 15 jours pour permettre l'ouverture de nouveaux lits de réanimation.

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