Grégory Doucet répondant aux questions des Lyonnais et Lyonnaises ce lundi 6 novembre dans le 3e arrondissement de Lyon. @V.G.
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Concertations : les écologistes écoutent-ils vraiment les Lyonnais ?

Les concertations se sont multipliées depuis le début du mandat. Même des sujets parfois minimes ou symboliques sont mis au débat. L’outil censé faire émerger des compromis n’empêche toutefois pas les contestations, notamment dès qu’il est question du partage de l’espace public.

L’heure des comptes a sonné pour les écologistes lyonnais. Conformément à une promesse de campagne, Grégory Doucet a lancé les rendez-vous de mi-mandat pour présenter aux Lyonnais les réalisations déjà accomplies depuis 2020 et celles en cours. Quatre rencontres, étalées jusqu’à la mi-novembre, sont prévues dans chaque arrondissement. La majorité écologiste a, dès les premières heures de son mandat, promis d’associer pleinement les habitants. Son adjointe à la démocratie locale est troisième dans l’ordre protocolaire quand dans les précédentes équipes municipales la délégation tenait plus du gadget. La démocratie participative souvent promise, mais difficilement applicable jusqu’à présent, devait être sur la forme la marque de fabrique des écologistes.

Dans les faits, la promesse est tenue. Depuis leur arrivée au pouvoir à la Ville de Lyon comme à la Métropole, les réunions publiques se multiplient. “J’en ai tous les soirs ou presque”, s’amusait un vice-président de la Métropole au printemps dernier quand tous les projets attendaient l’onction de la concertation avant d’entrer dans leur phase opérationnelle. “Nous en avons fait plus que ce que la loi prévoit. Parfois nous avons même organisé une concertation préalable à la concertation”, pointe Valentin Lungenstrass, adjoint lyonnais aux mobilités qui en a animé un certain nombre notamment sur les projets urbains de la Presqu’île. “Avant il y avait peu de concertations et pour avoir accès aux dossiers, il fallait limite saisir la justice”, compare Laurence Boffet, vice-présidente de la Métropole de Lyon chargée des concertations et de la participation citoyenne. La saison des réunions publiques s’achève même s’il reste de gros projets à mettre au débat comme la suite du réaménagement de l’avenue Garibaldi ou la ligne de tramway de l’Ouest lyonnais à partir de novembre. 

À mi-mandat, l’outil de la concertation censé redonner du souffle à la démocratie participative locale peine cependant à convaincre et laisse parfois un goût amer à tous les participants. Quantitativement, les opposants des écologistes leur donnent le point, mais déplacent le débat sur la qualité du dialogue. “Ils en font beaucoup, mais par rapport à l’image que j’avais d’eux, je m’attendais à mieux. Ils remettent assez rarement en question leurs scénarios quand ils sont face à des contestations. On pensait que tout serait plus formidable dans le monde des écologistes”, ironise Michel Le Faou, ancien adjoint et vice-président chargé de l’urbanisme qui a passé de nombreuses soirées dans des réunions publiques lors des précédents mandats.

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