Comment la mairie veut chasser les Roms de la Guillotière

Place du Pont, le mobilier urbain sert à “fluidifier” les indésirables. Il y a 30 ans, on ne voulait plus des Maghrébins qui peuplaient la place centrale de ce quartier d’immigration. Des aménagements urbains ont été conçus à cet effet. Mais les “Hommes debout” sont restés. Aujourd’hui, ce sont les Roms que l’on veut voir partir.

Scènes de la Guillotière. Place Gabriel Péri, plus connue sous le nom de Place du Pont. Un jour d’avril, deux policiers municipaux foncent sur un groupe de quatre personnes assises par terre. “Dégagez, vous savez qu’un attroupement de plus de trois personnes est interdit”. Les jeunes hommes se lèvent, rechignent un peu puis s’exécutent après la menace de les envoyer tous en garde à vue. Une semaine plus tard, quatre nouvelles personnes sont assises au même endroit que les autres. Cette fois-ci, ce sont trois policiers nationaux qui contrôlent leur papier. Ils sont tous en règle après vérification au talkie-walkie. En leur rendant leur papier, un des policier leur lance : “Ne restez pas ici, allez dans les parcs, il fait beau”. Et ces quatre personnes s’exécutent également.

Ces personnes que chassent ces équipages de police, ce sont des Roms ou Tsiganes, venus pour la plupart de Roumanie. La Place du Pont, cœur de l’immigration à Lyon, est un des principaux lieux où ils se retrouvent. Certains n’y font que passer, d’autres y passent des journées entières pour glaner de précieux renseignements ou pratiquer une économie de misère (lire par ailleurs).

Selon différents observateurs, les Roms seraient venus Place du Pont dès leur arrivée à Lyon, au milieu des années 90. Leur présence, s’est renforcée ces trois dernières années et s’est concentrée côté 7e arrondissement quand les autorités ont décidé d’en finir avec le marché sauvage qui avait lieu de l’autre côté du boulevard (côté 3e arrondissement), au pied de l’immense immeuble de verre, le Clip. Depuis plusieurs décennies, des vendeurs, essentiellement des immigrés maghrébins, étalent par terre quelques fripes et autres objets à la provenance mal identifiée pour en tirer quelques euros. Dans l’hebdomadaire Tribune de Lyon, le maire du 3e arrondissement, Thierry Philip (PS) donnait les raisons d’en finir avec cet usage : “Le marché sauvage qui, jusque-là était assez bien toléré s’est transformé en marché de roumains qui viennent vider les poubelles pour en vendre le contenu sur la place”.

Une méthode rodée : police + mobilier urbain anti-squat

Pour supprimer ce marché, la mairie associée à la police n’a pas lésiné sur les moyens. Pendant plusieurs jours, au moins un véhicule de police nationale ou municipale stationnait constamment place du Pont et chassait tous les vendeurs qui tentaient de s’installer.

Ensuite, la mairie a fait installer plusieurs jardinières pour occuper l’espace libre. Côté 7e la méthode est la même. Outre des passages réguliers des polices municipales et nationales, la mairie prévoit un nouvel aménagement de cette partie de la place.

Présenté aux riverains et commerçants le 13 avril, le plan est entré en action dans la foulée. Une jardinière longue de 14 mètres a été installée au dos de l’arrêt de tram. Dedans poussent des plantes particulièrement piquantes.

Du 14 au 17 juin, l’arrêt de tram lui-même a été modifié. Les abris ont été rasés et les sièges supprimés. Restent les poteaux et les abris de deux bornes automatiques. La mairie, enfin, devrait permettre au McDonald’s et au Casino de la place d’ouvrir une terrasse. “Le but est de limiter l’espace disponible pour des activités qui n’ont rien à faire là comme la vente à la sauvette et éviter l’accaparation de l’arrêt de tram, par une population”, expose Jean-Pierre Flaconnèche, maire (PS) du 7e arrondissement, qui assure que les services de la propreté passent “trois fois par jour”.

30 ans d’aménagements urbains anti-squats, 30 ans d’échecs…

Avant les Roms, c’étaient les hommes maghrébins que les autorités municipales avaient dans le collimateur. Depuis les années 50, ceux-ci ont pris l’habitude de se retrouver place du Pont après les journées de travail à l’usine ou sur les chantiers. La place a été totalement transformée, les “hommes debout” sont restés. Ce n’est pas faute pas d’avoir tenté de les faire partir. “À la fin des années 80, les propos de nombreux élus et riverains étaient d’une grande violence, se rappelle Jean-Louis Routhier, président du centre social du quartier. On parlait uniquement de mettre dehors cette population indésirable”.

Dans une note du maire du 3e arrondissement de l’époque, il est fait mention “de regroupement devant le métro d’une très nombreuse population étrangère empêchant, jour après jour, les piétons de passer, les commerçants de commercer et forçant les habitants riverains à voir le lieu comme une poubelle”. La politique des autorités urbaines a consisté à “fluidifier” la place. Cette politique de “réhabilitation urbaine” a atteint son point culminant avec l’édification du Clip, ce grand bâtiment de verre en arc de cercle qui ferme la place. À l’origine, il devait accueillir un hôtel de luxe et ponctuer la “Diagonale Moncey”, laquelle était censée relier la Part-Dieu (le nouveau centre de Lyon) à la Presqu’Ile (l’ancien centre) et ainsi en finir avec la Place du Pont. Mais face à la difficulté de commercialisation du Clip et la mobilisation des habitants, la “Diagonale Moncey” n’a pas vu le jour et le Clip est aujourd’hui occupé par les services de l’eau du Grand Lyon et une résidence étudiante.

Pour autant, la volonté de faire circuler ceux qui depuis sont devenus des “chibanis” (vieux, en arabe) a perduré. Au pied des murs de verre du Clip, une place totalement minérale, sans bancs, a vu le jour. Malgré l’inconfort des lieux, les hommes debout sont revenus. Les caméras de vidéosurveillance, les interventions régulières de la police, l’installation de petits jets d’eau (qui ne marchent plus), n’y ont rien fait. Le trafic de haschich et le marché sauvage se sont déplacés vers les rues adjacentes mais les hommes debout sont toujours là.

“C’est le résultat d’une politique à court terme. Les élus tentent de répondre immédiatement à leur électorat au lieu d’essayer de prendre en compte le poids de l’histoire. La Place du Pont est le lieu de rencontre des populations immigrées depuis le Moyen-Âge. C’est inscrit dans les mémoires. Ces populations arriveront toujours vers ce lieu repère. Pour mieux vivre ensemble, il faut avant tout apprendre à connaître ces personnes et à travailler avec elles”, conclut Jean-Louis Routhier.

Les Roms remplacent les Maghrébins

Aujourd’hui, les Maghrébins sont beaucoup moins la cible des récriminations. Désormais, on pétitionne, on écrit, on interpelle contre les Roms. “On en parle dans les mêmes termes qu’à l’époque. On disait qu’ils étaient incapables de s’assimiler, qu’ils avaient un fonctionnement grégaire ou qu’ils exploitaient leurs femmes”, relève André Gachet, de l’Alpil. Cette association avait installé ses locaux au cœur du quartier pour travailler sur le logement des immigrés essentiellement maghrébins. Aujourd’hui, elle tente d’améliorer la situation des Roms. “Les Maghrébins ne posent plus de problème car une nouvelle population immigrée est arrivée”. Les vagues d’immigrations se succèdent mais les stéréotypes demeurent.

La place des "Hommes Debout"

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Pourquoi des Roms Place du Pont ?

Même un vendredi sous une pluie fine, la place Gabriel Péri à la Guillotière, la Place du Pont ne désemplit pas. D’un côté du cours Gambetta, les anciens de la place, les vieux maghrébins, les chibanis ; de l’autre, les nouveaux arrivés : les Roms ou Tsiganes venus de Roumanie. “Ils considèrent ce lieu comme chaotique. Ils voudraient l’éviter. Mais c’est l’un des seuls endroits où l’on peut commercer à la marge, avec la présence historique d’un marché sauvage”, analyse Thomas Ott, longtemps traducteur auprès des Roms lyonnais, pour qui la place est avant tout “un lieu de sociabilité”. C’est là que l’on prend des nouvelles, que l’on s’entraide mais aussi que l’on se confronte aux Roms d’autres communautés géographiques. Les “urbains” de Craiova ayant tendance à dévaloriser les “paysans” du département du Bihor. Et inversement. Illustration : vers un passage piéton, une femme rom et un chibani discutent, secrètement. Un grand gaillard de Craiova jette un regard vers eux et lance : “tu vois, ça c’est la prostitution, pour quelques euros, elle l’emmène dans un coin, pas bien loin”. La fille en question était du Bihor. Interrogée par Lyon Capitale sur la question de la prostitution Place du Pont, la commissaire Jennifer Lattay parle d’un racolage “marginal et occasionnel” qui serait apparu ces “derniers mois”.

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La municipalité et la police à l’écoute de riverains “excédés”

À chaque réunion publique sur la sécurité dans le 7e arrondissement, son grand déballage sur les Roms. En janvier dernier, à l’École Normale Supérieure, un représentant du Casino de la place parlait notamment d’une “population qui a la main mise sur le quartier” qui se livre à une “délinquance itinérante”. Présentés en avril lors d’une nouvelle réunion publique, les nouveaux aménagements ont été accueillis favorablement par le conseil de quartier. Le président de l’association des commerçants, Guy Pellet pense aussi que la mairie va dans le bon sens face à des gens qui “ne respectent rien, qui ne veulent pas travailler et qui sont de tous les trafics”. Pour Claude Jeandel, président d’une association de cadre de vie, l’ARDHIL7, les solutions de la mairie sont “de la flûte” : “Je suis gaulliste. Je suis pour une présence forte de l’État qui passerait par une antenne du commissariat sur la place”.

Au commissariat du 7e où les doléances sont nombreuses à ce sujet, les patrouilles de police ont été renforcées sur la Place du Pont depuis un an. “Les SDF ont laissé la place au Roms, commente la commissaire Jennifer Lattay. C’est un problème d’occupation de l’espace par une population marginale qui crée un sentiment d’insécurité. Nos équipages en civil ou en tenue contrôlent les identités et invitent à circuler”. En matière délictuelle, la police ne reproche aux Roms de la Place du Pont que des “ventes à la sauvette de fripes” pour lesquelles des contraventions sont dressées. Rien de plus.

Articles publiés dans le mensuel Lyon Capitale de juin 2010
à lire également
La police a procédé hier à l’expulsion de familles d’un bâtiment quai Saint-Vincent. Une procédure de "péril en urgence" inhabituellement émise par la Métropole de Lyon, qui laisse à la rue plus de la moitié d'entre elles, dont des personnes fragiles. Au mois d’août, nourrissons, enfants en bas âge, femmes enceintes et personnes âgées ne vont pas tous bénéficier d’un relogement d’urgence.
18 commentaires
  1. Patrick - 22 juin 2010

    Et voilà, une fois de plus le problème est pris à l'envers...Plutôt que de maintenir un passage policier systématique (rappelons que le siège de la police municipale est à 50 mètres et que faire un passage toutes les heures ce n'est donc pas la mer à boire), les élus préfèrent supprimer les abris et les bancs.Ainsi, on préfère supprimer le mobilier urbain (abris contre la pluie, bancs publics) destiné à tous plutôt que de supprimer ces attroupements. D'autant que le reportage montre bien qu'il suffit de leur dire de partir pour que ces personnes déguerpissent.Mais bon la Mairie préfère dégager les vieux qui ne peuvent plus s'assoir et votent généralement à droite et conserver les hommes/roms debouts dans le coin...Rappelons également l'intérêt tout relatif de la préfecture et de la police nationale pour cette place : LYONCAP décrivait récemment que la place avait été fermée une demi-heure pour contrôler tous ceux qui y stationnaient. Durant cette petite demi-heure, près de 10 illégaux étaient arrêtés. Une telle action est réalisée....tous les six mois! Pourant, avec un telle efficacité, c'est deux fois par semaine que ces contrôles devraient avoir lieu et là encore, l'efficacité serait au rendez-vous. Enfin, je vous recommande un bon article décrivant la réalité de cette place et du 'vivre ensemble' du quartier qui transpire.... dans la même harmonie que celle de l'équipe de France de ce mondial de football! :http://fromageplus.wordpress.com/2009/04/21/guillotiere/

  2. jm calther - 22 juin 2010

    pour mémoire ce n'est pas la mairie qui gère la police mais la préfecture donc l'Etat. La nuit, en cas de bagarres ou de violences diverses, c'est la police nationale qui intervient.Quand à Patrick, il ne doit pas aller souvent sur cette place et semble n'en avoir qu'une vision bien théorique: ce ne sont pas les petits vieux qui votent à droite qui s'assoient sur les bancs mais toute une série de clochards et autres groupes de gens qui peuvent un peu inquiéter la population. Pour empécher ce squatt, dénoncé par tout le monde dans ce quartier où ne va jamais Patrick, une solution est de modifier l'espace.Pour ce qui est des contrôles de police, ils sont réguliers mais ne règlent pas tous les problèmes: on ne peut pas embarquer quelqu'un sous prétexte qu'il squatte un banc, ce serait anormal. On peut par contre amener à ce que la misére du monde ne soit pas concentrée en un seul endroit. La mairie a donc raison d'user d'un des rares leviers à sa disposition: l'aménagement de la place. Cette démarche se situe bien loin de ce qu'avait fait la précédente municipalité de droite, qui avait cherché à virer des gens qui ne faisaient pas d'histoires mais avaient le défaut de ne pas avoir le profil type de l'habitant d'Ainay. Là il s'agit de redonner à une place un peu de calme.

  3. Patrick - 22 juin 2010

    @ jm calther : Patrick passe deux fois par jour sur cette place et connaît donc les problèmes qui peuvent s'y poser.Quitte à ce que la ville souhaite agir pour palier un peu la défaillance scandaleuse de l'Etat dénoncée dans ma précédente intervention, les habitants du quartier préféreraient que leurs impôts aillent dans la rémunération de deux fonctionnaires de la police municipale dédiée à cette place plutôt que :- la réfection tous les 3 ans de cette place pour des dizaines de milliers d'euros;- le soutien financier d'associations et de centres pour sans-abris et autres réfugiés : c'est l'honneur de la Guillotière de compter de telles associations en son sein, mais ce quartier n'a pas vocation à accueillir toute la misère de la ville....la concentration de ces centres à la Guillotière a des conséquences notamment sur la place objet de notre discussion... les autres arrondissements lyonnais pourraient partager cette noble tache;- la défense par la Mairie lors d'absurdes 'baptêmes républicains' des étrangers en situation irrégulière dont les dernières interventions policières ont montré une présence importante sur cette place.

  4. jm calther - 22 juin 2010

    Il est facile de dire que vous passez sur cette place mais vos propos démontrent le contraire mon cher et une fréquentation plus réguliére d'Ecully que de la place du pont.-Il n'y a pas que Notre Dame des Sans Abris à Lyon. La plupart des arrondissements ont des équipements pour sans abris. Souhaiteriez vous que l'on ferme le foyer de SDF de la Guillotiére? A ce moment là il y aurait encore plus de clochards sur la place! -Le maintien de l'ordre appartient à l'Etat, mettre deux gardiens municipaux stagiaires non armés et sans autorité sur la place ne résoudrait rien. Autant demander un renforcement de la présence policière comme le fait la mairie. -Pour le reste, assimiler l'ensemble des étrangers à des délinquants comme vous le faites dans votre deuxième réponse est complétement inadmissible. Ce qui vous dérange sur cette place c'est qu'il y a des étrangers. A ce moment là désolé mais je craint que votre xénophobie ne puisse être satisfaite. Place plus nette, plus sure oui. Place soumise à l'Apartheid non. Au revoir monsieur.

  5. jerome manin - 22 juin 2010

    Les domestiques de la mairie se comportent en mutins de Panurge pour dénoncer ce qui est contraire à leur idéologie et en matons de Panurge quand il est question de diversité dans la vraie vie.

  6. stivostine69 - 22 juin 2010

    @jmcalther : votre réponse à Patrick est surréaliste : transformation des propos, procès d'intention, calomnies et trollage en regle. A noter que Patrick produit une première réponse plutot constructive.Alors transformation des propos : Patrick n'a jamais dit que les bancs etaient occupés par des petits vieux, il dit que la solution au squattage, à savoir enlever le mobilier urbain, et une façon détourner de régler le probleme et nuit aux gens de bonnes volontés (par exemple les jours de pluies, les gens qui se déplacent avec difficultés...)Ensuite procès d'intention : vous accusez Patrick de ne pas connaitre la guill ... alors qu'il semble la connaitre au moins autant que vous, vous dites qu'il doit habiter Ecully ... la cela devient deja n'importe quoi.Calomnie : vous sous entendez que Patrick et pour les rafles, vous faites votre moralisateur en donnant de grande phrase 'on n'arrete pas qqun qui squatte un banc'. Ou avez vous lu que Patrick préconnisait cela ?? On arrete ceux qui squattent un banc ET piquolent et urinent, évidemment ...Enfin trollage en regle 'xenophobie, apartheid ...', quand le discours d'ado devient ridicule on troll...Bref, la réthorique classique des bourgeois de gauche bien soumis au systeme qui preferent laisser faire les petits voyous au détriment des gens de peu de toutes horizons. Il existe un mot anglais : fluffies.

  7. jm calther - 23 juin 2010

    @sivostine69 : pas sur que vous ne soyez point un faux-nez, un autre pseudo de 'Patrick'. Se connecter juste pour défendre un autre pseudo c'est surprenant . Désolé mais ce qui est écrit au-dessus je ne l'invente pas. A commencer que Patrick (donc peut-être vous même ) assimile bien l'ensemble des étrangers à la délinquance. Relisez le (vous). Pour ce qui est des rafles, c'est vous qui le dites...Quand à sa connaissance de la Guillotière, n'importe qui vous dira que ce qu'il décrit ne correspond à rien de concret, c'est la vision qu'on en a depuis Ecully. Enfin vous ne lisez pas ce que je dis: Je soutiens au contraire des mesures contre la situation actuelle. Mais connaissant un peu le quartier, je soutiens celles qui sont efficaces, pas celles de petits bourgeois d'Ecully qui n'en ont qu'une connaissance bien théorique et fermée.

  8. Québécois - 23 juin 2010

    La description de l'attitude des Lyonnais et de la mairie me désole totalement. Je déménage à Lyon dans un peu plus d'une semaine et alors qu'avant j'avais très hâte, maintenant j'y vais un peu à reculons. Comment peut-on avoir une attitude aussi raciste envers des minorités ethniques? D'autant plus que les immigrants à Lyon c'est quoi, 8%? C'est tellement peu! A Montréal c'est 33% et à Toronto 53%! Et nous on ne voit pas ça comme un problème mais comme une TRES grande richesse! Il y a vraiment un fond raciste dans certains Lyonnais et plus largement dans bien des Français. Combien d'articles ont été fait sur l'incapacité des Arabes, des Noirs et maintenant des Roms à s'intégrer à la société? Et bien savez-vous ce qu'ils font les 300,000 Français habitant Montréal? Ils habitent presque tous dans le même quartier, ont des cercle d'amis composés à 95 pourcent de Français, mangent du pain et du fromage et défilent avec leurs drapeaux sur le Boulevard Saint-Laurent en chantant la Marseillaise pour encourager l'équipe de foot de France (même lorsque celle-ci est désastreuse). Pourtant quand ce sont des Français d'origine algérienne qui font la même chose à Marseille tout le monde est révolté. Deux poids, deux mesures.

  9. françoise - 23 juin 2010

    @Québécois: merci qui? merci sarko

  10. lyonnais - 23 juin 2010

    @françoise arrêtez de dire n'importe quoi. Si je ne me trompe pas au Canada, c'est bien une immigration choisie qu'il ont?@Québécois: Je ne veux pas remuer la plaie mais sur le boulevard Saint-Laurent(la grande artère où les migrants arrivent) si cetains Français manifestent leurs joies, il ne s'agit pas des mêmes ressortissants où si peut que cela ce passe très bien.En tout cas soit le bien venu et magasine bien à la Part Dieu parceque chez nous nous n'avons qu'un centre commercial en centre ville pas comme à Montréal où l'on passe de gallerie commerciale à une autre et en souterrain.

  11. stivostine69 - 23 juin 2010

    @jm calther : votre accusation de multi-pseudo est ridicule, mais correspond a votre methode, le dénigrement et la calomnie.@quebecois : il n'y a que 80000 expat français au quebec, faudrait voir a pas charger trop la mule. Quand a vos accusations de fond de racisme en france, c'est simplement très drole au regard des conditions d'immigration au canada et en france. Et puis doit on vraiment recevoir des leçons de votre part quand on voit la politique mené avec les 40000 Inuits canadiens ?? Si on faisait 1/10 de cela aux roms, qu'entendrait-on !!!

  12. Québécois - 23 juin 2010

    Les Inuits: Pour avoir passé 6 mois à Iqaluit, je peux bien vous en parler. Savez-vous que depuis 10 ans les Inuits forment le premier gouvernement amériendien auto-géré, le Nunavut? Les abus du passé ont été énorme et on travaille encore très fort AVEC les Inuits pour les réparer, et ce avoir beaucoup de succès même si il reste beaucoup de travail à faire. D'ailleurs les abus vécus ressemblent beaucoup à ceux des Africains et des Arabes dans les colonies françaises. Donc je ne vois pas comment vous pouvez mettre le blâme sur nous quand, vraiment, vous avez un dossier encore pire. C'est vraiment un argument ignare pour quelqu'un qui, justement, n'a plus d'arguments pour justifier le racisme. Nombre de Français au Québec: 80,00O tu prends ça où? C'est ridicule comme chiffre. Selon le gouvernement canadien on en a au moins 300,000. Dans des villes comme Québec ou Montréal il est impossible de se promener sur une artère commerciale sans croiser plusieurs français. Très honnêtement, j'en ai compté 8 hier et je n'ai marché que 10 minutes. L'accent est très facile à reconnaître. En plus ils sont tous à Saint-Jean-Baptiste à Québec et sur le Plateau Mont-Royal à Montréal. L'économie française, qui atteint des niveaux pitoyable, fait en sorte que des milliers de migrants viennent s'installer ici. Surtout des jeunes, lesquels peuvent enfin se trouver du boulot en moins de deux semaines.

  13. Prof Lyon2 - 23 juin 2010

    Bonsoir, je confirme les chiffres de 'Québécois', ainsi que son introduction sur les Inuits. Je vous laisse à tous le reste du débat

  14. lyonnais - 23 juin 2010

    C'est très bien @Québécois d'avoir passé 6 mois à Iqaluit mais dîtes moi, les Inuits sont bien un peuple autochtone d'Amérique du Nord dont certain au Québec. Rien à voir avec une vraie immigration comme un pays vers autre. Bonne soirée

  15. stivostine69 - 24 juin 2010

    @quebecois : toutes les sources internet parlent de 65000 français expatriés au canada inscrit auprès du consulat, le reste se sont vos affabulations, comme par exemple votre comptage dans la rue qui a fait rire l'assemblée. Vos insultes a mon egard et vos insinuations de racisme me servent, en effet c'est la preuve de votre faiblesse intellectuelle. Enfin concernant les inuits une simple lecture du wiki vous expliquerait que le gouvernement canadien les a sédentarisé de force durant les 30 dernieres années, alors vos leçons d'histoire transformées pour paraitre 'bien sous tous rapport' ...

  16. françoise - 24 juin 2010

    sympa l'accueil à lyon....

  17. Québécois - 24 juin 2010

    Effectivement, très sympa l'accueil à Lyon. Ça donne envie! Juste pour préciser, les Français ne sont pas tenus de s'inscrire auprès du Consulat français. En gros, cette inscription ne leur sert pas à grande chose de toute façon. Ni ma femme ni mes amis Français ne se sont inscrit, à titre d'exemple.Pour les Inuits, j'ai justement dit que oui il y avait eu des abus graves, tout comme dans les ex-colonies Françaises. Mais pouvons nous quitter l'Arctique et retourner sur la Place du Pont, svp?Alors vraiment je ne comprend pas ta haine. Je dis que je trouve qu'il y a un vieux fond raciste chez les Lyonnais et plus largement chez les Français (Front National, profilage racial de la police)... et ta réponse à tout ça c'est de tirer sur un futur immigrant (prévention?)

  18. stivostine69 - 25 juin 2010

    @quebecois : je suis un immigré de 2eme génération mes parents sont arrivés en France a l'age de 7/10ans sur un bateau alors que 50% des gens du village sont morts sous les balles, après avoir parcouru la moitié du globe. Nous n'avons bien que différent de peau jamais eu a subir de racisme en France au contraire. L'intégration c'est très bien passé, et aujourd'hui vous venez cracher sur cette nation qui nous a bien accueilli et ceci sans meme y vivre, vous voudriez que j'adhere a vos clichés qui pour le coup en tirant des généralités sur les français sont eux racistes, le raciste ici c'est plutot vous a mon sens avec vos jugements.

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