CHIRAC OU L'ART DE RESTER

Notre chef n'aura donc que quelques lignes dans les dictionnaires.

Chirac le sait. C'est pourquoi il a décidé de continuer sa course, d'aller plus loin, pour essayer d'égaler les plus grands. Il quitte l'Elysée mais il veut rester au sommet, et le discours de dimanche dernier ne trace pas le chemin de la maison de retraite. Dorénavant, il rêve de puissance et de popularité, mais sans suffrage universel : Chirac aime la France est veut être aimé des Français. Sondages au beau fixe pour l'éternité voilà sans doute son nouveau leitmotiv. Cet homme connaît les systèmes tribaux du monde entier, il connaît les liens spirituels que peuvent nouer des peuples avec un "ancêtre". Il va chercher à devenir un vénérable chinois, un dieu vivant à la Japonaise, un père de la nation au sens africain, un roi sans couronne...

S'il y arrive, Chirac est là encore pour 10 ou 15 ans. Régner ! Régner ! Régner ! Coûte que coûte. Au fait, sait-il faire autre chose ?

Chirac court, encore et toujours après son destin. C'est un gladiateur politique qui n'a qu'une règle du jeu : jusqu'à la mort !

On comprend mieux pourquoi Sarkozy était crispé ces derniers jours : il a compris que

Chirac continuerait d'exister. Comme un vieux tigre qui ne veut pas sortir de sa jungle, Jacques Chirac restera dans le caravansérail électoral, et attention à ses rugissements, qu'il essayera dès qu'il le pourra de transformer en voix d'urne...

Chirac remettra dans quelques semaines les clés d'un pays qui s'enfonce dans la pénombre, mais lui, fera tout, pour rester dans la lumière.

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