Center Parcs Roybon
© PHILIPPE DESMAZES / AFP

Center Parcs de Roybon : le juge a suspendu les travaux

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Le tribunal administratif de Grenoble a tranché : le chantier est arrêté ainsi que les travaux de déboisement. Réactions des opposants et des partisans du village de vacances de 200 hectares au cœur de la forêt des Chambaran.

A Roybon en Isère, la décision était très attendue. Le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a tranché cet après-midi en suspendant l'arrêté préfectoral autorisant les travaux du futur Center Parcs. Le chantier est arrêté ainsi que les travaux de déboisement. Le magistrat a estimé qu'il contrevenait à la "loi sur l'eau" et ne donnait pas assez de garanties "pour compenser la destruction de zones humides qu’entraînera la réalisation". Quatre requêtes avaient été déposées par la Frapna, la Fédération de la Drôme pour la pêche et la protection du milieu aquatique et l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs.

"Moi, je ne partirai pas de la ZAD tout de suite"

"Je suis soulagé. Finalement, il y a une justice en France. Cette décision va amener une révision du projet, et c'est tant mieux", commente Nils, l'un des cinquante membres de la "ZAD" -zone à défendre- qui squattent une maison proche de la zone de chantier depuis un mois. Moi, je ne partirai pas de la ZAD tout de suite. Ce qui n'est pas le cas de tous. Chacun prendra sa décision. Mais, il faut rétablir le dialogue avec les habitants et trouver une alternative à Center Parcs afin de redynamiser le territoire".

Maison forestière de la Marquise, ZAD de Roybon (Isère), le 4 décembre 2014 © Janloup Bernard

© Janloup Bernard

"On est extrêmement déçus car cela met en péril le planning des travaux"

Du côté des partisans du village de vacances, l'irritation est palpable. "On est extrêmement déçus car cela met en péril le planning des travaux. Le déboisement devait avoir lieu de novembre 2014 à mars 2015. Ca va tout retarder. De là à mettre en péril le projet, je ne sais pas...", explique Christian Luciani, le président de l'association "Vivre en Chambaran".

Le projet du Center Parcs de Roybon prévoit la construction de 990 cottages en bois, assortis d'une bulle tropicale chauffée à 29° avec piscine et jacuzzi. Pierre & Vacances, l'exploitant, compte embaucher environ 700 salariés et investir 387 millions d'euros -37,4 millions sont apportés par les collectivités locales, le conseil général de l'Isère et la région Rhône-Alpes-.

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4 commentaires
  1. FOurs - 23 décembre 2014

    Quelles les prochaines étapes ? (c'est un peu court comme article)

  2. Epsilon - 24 décembre 2014

    ''Pierre & Vacances, l'exploitant, compte embaucher environ 700 salariés'' paroles paroles. Les gîtes, hôtels et restaurants du coin peuvent souffler : la grosse bulle aspiratrice de clients ne se fera probablement pas. Center Parcs est le prototype même de l'entreprise capitaliste prédatrice : détruire trois emplois pour en créer deux, surfer sur une bulle, se rendre indispensable au détriment du petit commerce, et finir par exiger des aides et des baisses de charges pour survivre.

  3. guidoline - 24 décembre 2014

    Center Parcs, c'est une bombe à retardement. Détruire ce qui fait la richesse du territoire, c'est à dire la nature, pour s'en mettre plein les poches, voilà bien le seul objectif de Pierre et Vacances. Il faut arrêter de brandir l'argument de l'emploi pour tenter de justifier les pires méfaits. Ce projet est contraire à la Loi sur l'eau. C'est largement suffisant pour l'arrêter. L'eau, rappelons-le, est la source de la vie.

  4. Robes Pierre - 25 décembre 2014

    c'est simplement le respect de la commission d'enquête, 'Avis négatif'

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