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© Laurent Benoit

Canicule : quand le métro devient fournaise

Pas de climatisation et des fenêtres qui restent closes. L'été, les voyageurs étouffent dans les rames de métro. Une situation insupportable en période de canicule et de forte affluence dans le métro. Pour l'instant, le problème semble insoluble.

34 à 36° ce jeudi à Lyon : voilà qui rappelle les épisodes caniculaires du mois de juillet. Mais où se réfugier quand on n'a pas la clim ? Dans le métro ? Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne fait toujours pas plus frais en sous-sol. Dépassés les 30 degrés, les usagers étouffent dans les rames. La cause ? L'absence de climatisation et de fenêtres qui permettraient, comme c'est le cas dans le métro parisien, de laisser entrer un filet d'air pour rafraîchir les rames bondées. Voilà qui laisse "hermétiquement closes" des rames entières, comme le souligne un lecteur qui fustige dans un courriel adressé au journal, la volonté des TCL "d'achever les pauvres voyageurs".

Tous les tramways du réseau TCL ainsi que 389 bus sur 872 et 113 trolleybus sur 120 sont équipés de systèmes de climatisation. Comment alors expliquer qu'aucun métro n'en dispose ? La réponse est toute bête : lors de l'achat des rames, la climatisation n'était pas proposée en série. Après étude, il s'avère aujourd'hui impossible de rajouter cet élément en raison d'un manque de place dans des wagons acquis avant 1985.

Pas de masque...pas de bouteille

Avec 1.400.000 usagers par jour sur l'ensemble du réseau, les TCL avouent la difficulté logistique que comporterait l'approvisionnement de chaque passager. "Nous n'avons pas distribué de masques lors de l'épidémie de grippe A H1N1, rappelle Alicia Gauduel chargée de la communication des TCL. Nous ne distribuons donc pas de bouteilles d'eau en période de canicule".

Si les usagers doivent penser à emporter leur boisson lors de leurs déplacements, les conducteurs et l'ensemble du personnel TCL se voient en revanche régulièrement ravitaillés. Une attention qui entre dans le cadre d'un plan interne élaboré avec le Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT).

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