Pierre Oliver, sur le plateau de l’émission « 6 minutes chrono », le rendez-vous quotidien de Lyon Capitale.

Burkini : deux élus de la métropole de Lyon dénoncent son autorisation à Grenoble

Deux élus de la métropole de Lyon, les maires du deuxième arrondissement de Lyon et d'Écully, dénoncent l'autorisation du port du burkini dans les piscines municipales de Grenoble.

Ce dimanche 22 mai, le maire du deuxième arrondissement de Lyon, Pierre Oliver (LR) cosigne une tribune dans le Journal du dimanche avec le maire d'Écully, Sébastien Michel (LR), contre l'autorisation du port du burkini dans les piscines municipales de Grenoble. Intitulée "L'autorisation du port du burkini, une capitulation morale sans précédent", cette tribune dénonce une décision provocatrice "fidèle à l’inversion des valeurs et au relativisme qu’ils [ndlr : les maires d'extrême-gauche] déploient méthodiquement pour détruire les repères de notre société et la fracturer chaque jour davantage". 

"Des élus de la République légitiment le port d'un vêtement militant"

Pour les signataires de cette tribune - une vingtaine d'élus de la métropole en plus des deux maires cités - cette décision du maire de Grenoble, Éric Piolle, va à rebours de la société, dans un monde où les injonctions faites aux femmes sont condamnées. "À l'heure où l’Afghanistan a vu le retour des talibans imposer le port de la burqa pour les femmes et susciter l’indignation légitime du monde entier, comment tolérer que des élus de la République française acceptent, pire, légitiment, le port d’un vêtement militant destiné à dissimuler le corps de la femme pour des motifs religieux dans l’espace public ?" interrogent-ils.

Comme Laurent Wauquiez qui a coupé les subventions à la Ville de Grenoble, ils se disent indignés par cette décision municipale et le soutien "des néoféministes" à cette mesure. Pierre Oliver et Sébastien Michel y voient une "une soumission radicale à l’Islam politique" ainsi que "l'acceptation, au 21e siècle, de la soumission de la femme à l’homme et cette idée [leur] est en tous points insupportable". En conclusion, les deux élus de droite se disent attentifs pour qu'une même décision ne soit pas prise dans la métropole de Lyon.


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