Le député du Rhône Bruno Bonnell, à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017 © Tim Douet
Bruno Bonnell à l’Assemblée le 27 juin 2017 © Tim Douet

Bonnell patron des députés LREM : de la “blague” à la candidature

Bruno Bonnell s’est porté candidat, jeudi soir, à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Mercredi, il avait pourtant confié à Lyon Capitale qu’il ne ferait pas un candidat idéal à cette importante fonction : “Soyons sérieux, je suis un électron libre.”

Alors que son nom était cité comme l’un des possibles candidats à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Bruno Bonnell nous avait confié, guilleret, son état d’esprit à la veille de la date limite du dépôt des candidatures pour succéder à Richard Ferrand : “Je m’amuse que l’on m’honore de cette idée. Ça me fait sourire. Si j’avais l’intention de poser ma candidature, je le dirais.” Il l’a finalement dit, jeudi soir en déposant son dossier. Il est en lice avec neuf autres candidats. Mercredi, il se décrivait pourtant comme peu adapté au profil requis pour prétendre à ce poste : “Vous me voyez à la tête du groupe ? Soyons sérieux ! Je suis un électron libre.” Il se rêve désormais en leader du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale.

“Chacun a son rôle, le mien est plutôt de parler”

Plus habitué des plateaux télé que des séances en commission, Bruno Bonnell ne coche pas toutes les cases pour cette élection interne. Sa seule candidature crispe par exemple des députés du Rhône, où il ne fait pas l’unanimité. “Bruno Bonnell aime bien faire des blagues. Rien que pour s’amuser, il est capable d’être candidat”, soupirait mercredi un député “marcheur”. Depuis jeudi soir, la blague est devenue un acte de candidature officielle. Si, à la différence des autres prétendants à ce poste aussi honorifique qu’important, Bruno Bonnell a plus d’envergure médiatique, il ne part pas favori. Dans les classements d’activité des députés, il squatte plutôt le fond de la classe. Il traîne aussi derrière lui quelques déclarations que n’ont pas dû apprécier tous ses camarades. Il expliquait ainsi son rôle dans la majorité à Lyon Capitale : “L’Assemblée nationale est comme un orchestre symphonique. Chacun a sa partition. Le rôle de certains est de travailler sur des dossiers, d’autres doivent améliorer l’ambiance et certains doivent expliquer notre action aux médias. Chacun a son rôle et le mien est plutôt de parler.” Ses camarades députés vont-ils le choisir comme chef d’orchestre ? Lui promet d’être “le candidat du renforcement des liens d’audace et d’idéal”. Il n’en manque pas.

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