LC 714 p. 48-49

Bocuse vs Blanc : le combat des chefs

Entre les deux stars historiques de la gastronomie locale, la compétition ne se joue pas uniquement sur l’assiette ou dans le Michelin. Sur le terrain du business, les deux frères ennemis se livrent aussi à des escarmouches feutrées. L’ouverture d’une nouvelle brasserie de Georges Blanc au cœur de Lyon ne devrait pas arranger l’affaire.

Lyon Capitale-le mensuel de septembre dresse le portrait de deux ambitions (g)astronomiques. Extrait.

Georges Blanc relance les hostilités, onze ans après s’être établi avec remous à Lyon dans le quartier des Brotteaux, au Splendid. “On a une revanche à prendre, car on a tout le temps dit que Le Splendid ne marchait pas et qu’il était à vendre. C’est complètement faux. On a toujours été bénéficiaire. Tout le monde veut nous l’acheter”, explique Antoine Maillon, directeur des opérations du groupe.

Appréciation d’un cuisinier de la galaxie Bocuse à l’époque (dans nos colonnes) : “Si Georges Blanc est un excellent entrepreneur, il est incapable de faire cuire un œuf au plat !” Onze ans plus tard, retour de service de Georges Blanc, toujours dans nos colonnes : “Tout le monde s’accorde à reconnaître que Bocuse est le cuisinier le plus célèbre du monde, personne ne dit qu’il est le meilleur...” Bonjour l’ambiance.

Outre leurs capacités au lancer de pique et bien sûr leurs 3 étoiles chacun, Blanc et Bocuse sont surtout les titres de deux success stories insolentes. Si les deux chefs ont réussi à exporter leurs standards culinaires, c’est que leur talent va bien au-delà de l’assiette. Sous leur tablier, les deux hommes portent la panoplie du parfait businessman : grande compétence managériale, vrai sens des affaires et art subtil de la communication. Au final, les deux chefs ont bâti un empire colossal se chiffrant en dizaines de millions d’euros, à grands coups de brasseries et de produits dérivés. (…)

Lyon Capitale-le mensuel dresse un portrait comparatif des deux chefs étoilés : chiffres d’affaires, établissements et projets.

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Également au sommaire :

• Les conditions de l’installation de Nicolas Le Bec à Shanghai

• L’implication de Jean-Christophe Larose (groupe Cardinal) dans l’ancienne brasserie lyonnaise de Le Bec et ses possibles conséquences financières

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Lyon Capitale-le mensuel n°714, septembre 2012, est en vente en kiosques jusqu’au 27 septembre, et dans notre boutique en ligne.

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