Avalanche dans les Alpes : une enquête pour "homicide involontaire"

Quatre skieurs de randonnée sont décédés ce vendredi suite à une avalanche dans le Mercantour. Le guide de montagne qui les accompagnait est indemne après avoir été lui aussi enseveli. Le syndicat national des guides de montagne appelle à la prudence à propos des circonstances du drame tandis que la justice a ouvert une enquête pour "homicide et blessure involontaire".

L'avalanche la plus meurtrière de l'année a emporté la vie de quatre skieurs de randonnée dans le sud des Alpes. Ce vendredi, un groupe de cinq skieurs accompagné d'un guide de montagne quittait le fond de vallée vers 10 heures du matin en direction du col de la Cayotte sur son versant sud. Un itinéraire "un peu raide comportant plusieurs zones de terrain plat qui permettent aux professionnels de gérer la sécurité du groupe", écrit le syndicat national des guides de montagne. "L'avalanche, vraisemblablement, s'est déclenchée très en amont du groupe qui était stationné en limite de forêt, dans une zone de terrain peu raide" poursuit le syndicat. Partiellement enseveli, le guide de montagne "a pu se dégager et effectuer la recherche de ses clients avec un détecteur de victimes d'avalanche. Malheureusement, quatre de ses cinq clients étaient décédés" raconte Nicolas Lochu, porte-parole du syndicat. À la demande du procureur de Nice, une enquête a été ouverte pour "homicide et blessure involontaire".

Le syndicat des guides de montagne appelle à la prudence pendant l'enquête

Le guide de montagne ainsi que la seule survivante parmi ses clients ont été entendus par la justice. En parallèle, une expertise de nivologie est en cours pour analyser les conditions du manteau neigeux. L'ensemble des guides du Syndicat national des Guides de Montagne a souhaité exprimer "toute sa compassion aux familles des victimes et son plus grand soutien à son confrère". Un appel à la prudence et à la retenue a également été lancé. "Lorsque la justice travaille sur la détermination de responsabilité éventuelle, elle fait son métier et recherche s'il y a eu une imprudence ou non de la part du guide, ajoute Nicolas Lochu. Mais il faut rappeler que 450 000 personnes sortent chaque année avec des guides français et que la très grande majorité des sorties se passent bien. Les guides sont aussi des éléments préventifs des accidents en montagne auprès de l'ensemble du public". Sans vouloir "minimiser le drame", le porte-parole du syndicat s'inquiète de la mauvaise image du métier de guide qui pourrait se diffuser. "Ce qui nous intéresse, c'est quel est notre métier, notre formation et comment un guide travaille et prend ses décisions. Le premier impératif est d'assurer la sécurité de ses clients, ce qui peut être malheureusement piégeux" ajoute-t-il. Le syndicat attend désormais le résultat de l'enquête menée par la justice pour connaître plus précisément les circonstances autour de l'avalanche.

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