PermiGo Lyon © Tim Douet
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Auto-écoles : quand la loi Macron embarrasse le Gouvernement

Pointée comme trop chère ou trop difficile, la préparation au permis de conduire était une cible de choix pour les chantres de l’ubérisation. La révolution numérique des auto-écoles en ligne devait faire baisser les coûts, en offrant plus de liberté aux élèves comme aux moniteurs. En 2015, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a libéralisé le secteur. Aujourd’hui, les dérives embarrassent le président Macron.

Passer son permis à Lyon pour moins de 750 euros, quand les auto-écoles traditionnelles demandent en moyenne 1 300 euros ? La promesse est alléchante pour ceux qui cherchent à décrocher le précieux sésame. Ces trois dernières années, de nombreuses auto-écoles dites de nouvelle génération sont arrivées sur le marché, cassant les prix. Le secteur a été libéralisé en 2015 par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie. La Poste a obtenu le droit de faire passer le code et les délais pour passer l’épreuve pratique ont disparu, alors qu’ils étaient proches de cent jours auparavant. Les élèves peuvent aussi désormais se présenter à l’examen en candidat libre. Deux modèles ont ainsi pu se développer : celui inspiré de l’ubérisation – auto-écoles plateformes 100 % en ligne, comme Ornikar ou En Voiture Simone ! qui mettent en relation les élèves avec des moniteurs diplômés sous statut d’indépendant – et le modèle hybride, à l’image du Lyonnais PermiGo, qui combine plateforme numérique et auto-école classique, conservant des agences dans les grandes agglomérations. Ces nouveaux modèles d’auto-écoles avaient le vent médiatique en poupe et l’intérêt des consommateurs jusqu’au dépôt de bilan de PermiGo en 2017, qui a refroidi les ardeurs.

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