Anneau des sciences à Lyon : qui est pour, qui est contre ?

La campagne pour les élections métropolitaines est lancée. Vendredi, David Kimelfeld a annoncé à Lyon Capitale qu’il ne fera pas l’Anneau des sciences. L’occasion de faire le point sur ce vaste projet avant les élections. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s’interroge ? Qui entretient le flou ?

L’Anneau des sciences. Les plus anciens disent qu’ils entendent parler de ce projet, également appelé Top par le passé, depuis des décennies. C’est un véritable serpent de mer de la politique lyonnaise depuis des années. Un projet qui a pour but de "boucler" le périphérique lyonnais à l’ouest, entre la porte de Valvert au nord et le pont de Pierre-Bénite au sud.

A moins de quatre mois des élections municipales et métropolitaines (15 et 22 mars), c’est l’occasion de faire le point sur le projet. Sur les positions de chacun, des candidats. Certaines positions sont tranchées, d’autres un peu moins.

IL EST POUR

Gérard Collomb (En Marche) Le maire de Lyon, investi par La République en Marche pour campagne pour la présidence de la Métropole de Lyon, soutient le projet. Il l’a réaffirmé cette semaine. Il compte faire un "anneau des sciences nouvelle génération qui portera la multimodalité avec des bus et des interconnections avec les lignes de transports en commun à Alaï (future possible ligne E du métro) où on construira un parking-relais et aux hôpitaux Sud de Pierre-Bénite (ligne B du métro)", expliquait-il encore vendredi. Comme pour Théo (le périphérique nord), le maire de Lyon compte mettre en place un péage sur le tronçon pour en partie payer le projet. Mais le financement global est en question. Et interroge, y compris dans sa propre majorité. Des crispations sont apparues ces derniers mois, certains membres étant très réservés sur ce projet.

ILS SONT POUR MAIS…

François-Noël Buffet (Les Républicains). Le chef de file des Républicaines à la Métropole de Lyon, historiquement pour le projet, propose désormais un moratoire sur ce dossier. Pour l’envisager sous une autre forme ou sous un autre tracé. "François-Noël Buffet a déjà tous les éléments pour trancher, il n’a pas besoin de faire un moratoire. Il a toujours milité pour un autre tracé plus loin. En clair, pas chez lui à Oullins, mais chez les autres", raillait David Kimelfeld, l’actuel président de la Métropole, dans Lyon Capitale vendredi. Le sénateur LR a été maire d’Oullins entre 1997 et 2017.

Le Rassemblement National. Transfuge des Insoumis, Andréa Kotarac est désormais le chef de file du Rassemblement national à la Métropole de Lyon. Le RN (ex-FN) rhodanien était pour le projet. Mais il n’y a pas eu vraiment de position claire sur ce dossier depuis le début de la campagne.

ILS SONT CONTRE

David Kimelfeld. En exclusivité à Lyon Capitale, l’actuel président de la Métropole, macroniste comme Gérard Collomb, et candidat à sa réélection en mars prochain, a annoncé qu’il ne fera pas l’Anneau des sciences. "C’est un projet d’une autre époque, totalement dépassé, qui a été lancé en 1989 quand notre rapport à la voiture et aux transports en commun était radicalement différent. L’Anneau des sciences ne répond plus aux attentes et aux besoins. Il y répondra encore moins dans 15 ans", explique-t-il.

Bruno Bernard (EELV). Kimelfeld vient de rejoindre sur le sujet les écologistes, historiquement contre l’Anneau des sciences. Bruno Bernard, le chef de file d’Europe-Ecologie les Verts pour l’élection métropolitaine a réagi sur Twitter à la décision de Kimelfeld : "Content qu’après des dizaines d’années de soutien au projet du tronçon ouest périphérique, certains changent d’avis et soient contre".

Nathalie Perrin-Gilbert. La maire du 1er arrondissement de Lyon, candidate à la mairie de Lyon en 2020, soutenue par la France Insoumise, est elle aussi opposée à ce projet.

Lire aussi : Lyon : Kimelfeld ne fera pas l'Anneau des sciences "projet dépassé"

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