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Aide à l'achat d'un vélo : pourquoi Lyon est aussi radin ?

Plusieurs villes proposent une aide à l'achat d'un vélo. Néanmoins, la métropole de Lyon reste parmi les plus mauvais élèves sur le montant de cette subvention pour l'achat d'un vélo à assistance électrique.

Il suffit parfois d'un coup de pouce pour franchir le pas et se tourner vers la solution vélo. Plusieurs villes ont choisi d'encourager l'achat d'un deux roues en accordant une subvention. Ainsi, Paris propose 400 euros pour l'achat d'un vélo à assistance électrique, ou d'un système permettant de transformer un vélo classique en modèle avec assistance, ainsi que 600 euros pour un vélo cargo avec ou sans assistance électrique (dans les deux cas, l'aide ne peut dépasser 33 % du prix d'achat hors taxe).

D'autres villes proposent des aides, comme Aix-les-Bains (250 euros), Nice (400 euros) ou Orléans (jusqu'à 300 euros pour les personnes dont le quotient CAF est inférieur à 2000 euros par mois). Une aide nationale de 100 euros est également proposée par le gouvernement, mais elle est réservée au foyer non imposable.

100 euros à Lyon

Dans la métropole de Lyon, en 2018, il était possible d'obtenir une aide pour acheter un vélo à assistance électrique, un vélo pliant, cargo, ou familiale. Cette subvention était valable sur les modèles neufs comme d'occasion, mais son montant n'était pas très élevé contrairement à d'autres villes : seulement 100 euros.  Depuis, le site Internet dédié à cette aide n'a pas été mis à jour et indique toujours qu'elle était disponible jusqu'à fin 2018. Du côté de la métropole, on assure qu'une nouvelle délibération est prévue pour reconduite cette aide. Dans ce contexte, mieux vaut attendre que tout soit voté avant de faire sa demande.

Mieux vaut être pro

Quant à son faible montant, deux réponses sont mises en avant par la métropole : l'aide est cumulable avec celle de 100 euros proposée par l'État pour les foyers non imposables, sur demande de la métropole le groupe JCDecaux propose la location d'un vélo à assistance électrique pour 50 euros par mois. Ce dispositif est néanmoins limité sur une période d'un an, il n'est pas possible de conserver le vélo ensuite ou de le racheter (lire ici).

Bref, rien de très motivant ou de généreux pour pousser les habitants de la métropole à se tourner vers un vélo à assistance électrique, dont les modèles les plus appropriés à un usage quotidien sont vendus en moyenne entre 1000 et 3000 euros. À noter, la métropole est plus généreuse avec les entreprises. Avec l'instauration de la ZFE, zone interdite aux véhicules professionnels les plus polluants, elle propose une aide de 300 euros pour l'achat d'un triporteur. En attendant, pour le grand public, la métropole de Lyon reste résolument radine.


NB : Au-delà de la question d'une aide à l'achat se pose aussi celle du manque de stationnements sécurisés dans la métropole de Lyon. Pour l'instant, il faut se contenter des espaces dédiés dans les parcs relais du Sytral, parfois victimes de leur succès, ou se tourner vers un abonnement LPA dans les parkings souterrains de la ville (à partir de 49,45 euros par an pour un casier). Pourtant, ces équipements sont incontournables pour le développement de la pratique vélo, mais aussi la sécurisation de modèles qui peuvent dépasser les 1 000 euros dans un contexte où le vol de deux roues est un vrai fléau. Des villes comme Nantes ou Paris proposent déjà des casiers dédiés dans les rues. Des solutions adaptées aux usages, dont l'absence à Lyon commence à soulever des questions.

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