La jeune Mila lors d’un passage sur le plateau de l’émission Quotidien. (Capture d’écran)

Affaire Mila : le "procès de la terreur numérique" renvoyé au 21 juin

Les 13 prévenus jugés dans le cadre de l'affaire Mila ont comparu hier devant le tribunal correctionnel de Paris. Une audience de renvoi se tiendra le 21 juin prochain à 9h.

Les propos de cette jeune femme originaire de Villefontaine (Isère) concernant l'islam avaient suscité la polémique sur les réseaux sociaux en novembre dernier. En retour, elle avit été la cible de dizaines de milliers de messages haineux, dont certaines menaces de mort.

13 prévenus, âgés de 18 à 30 ans, devaient être jugés, hier devant le tribunal correctionnel de Paris, pour harcèlement en ligne et menaces de mort.

Lors de l'ouverture du procès, les avocats des accusés ont requis l'annulation des gardes à vue de leurs clients et de leur convocation devant le tribunal, qu'ils jugent irrégulières.

Me Juan Branco, avocat de l'un des accusés, a quant à lui déposé deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) concernant le délit de harcèlement en ligne. Cette procédure permet de contester la loi si une personne la considère comme contraire aux droits et libertés établis par la Constitution. Le tribunal correctionnel de Paris se prononcera le 21 juin à 9h sur la validité ou non de ces QPC.

Pour rappel, la jeune adolescente avait été la cible de "raids numériques" avec des milliers de messages reçus."Jamais dans l’histoire de ce pays une jeune fille n’a reçu 100 000 messages haineux, avec évidemment une connotation sexiste, homophobe. " dénonçait hier son avocat, Richard Malka, sur franceinfo. A la sortie du tribunal lors de cette première journée d'audience, Mila déclarait : "la peur change de camp".

 

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut