12 dark kitchen sont réunies dans cet ancien entrepôt géré par la start-up Food’Lab près du quartier de Montchat. Ici, 500 livraisons sont expédiées chaque jour © Antoine Merlet

À Lyon, le succès des incubateurs de dark kitchen

Les dark kitchen sont des cuisines sans salle de restaurant, qui servent uniquement en livraison. Un modèle en plein développement à Lyon depuis le confinement, poussé notamment par la start-up Food’Lab. L'idée est simple : ils louent des cuisines prêtes à l'emploi pour des cuisiniers qui veulent se lancer dans les dark kitchen. 

Raphaël Roques, l’un des fondateurs de Food’Lab © Antoine Merlet

L’union fait la force en restauration. Un principe bien intégré par Raphaël, Bastien et Matthieu, trois amis fondateurs de Food’Lab : un incubateur de dark kitchen à succès. Traduction : ils louent des cuisines prêtes à l’emploi pour des équipes souhaitant se lancer dans une dark kitchen, moyennant un loyer d’environ 1 500 euros et une commission sur les livraisons. Une solution – presque – clés en main pour des entrepreneurs prudents souhaitant tester leur projet.

Une histoire de copains... bientôt à Grenoble

Anciens camarades de classe de l’école d’hôtellerie Vatel, les fondateurs s’appuient sur deux “labs” à Lyon dont le plus important près de Montchat, grand de 500 m2 pour 12 cuisines qui génèrent un trafic de plus de 500 livraisons par jour. “Avec 80 demandes en liste d’attente, on est archiplein”, se réjouit Raphaël, qui a lancé le projet début 2019. Et pour expliquer sa vision de la cuisine du futur, il pose d’emblée : “Je ne pense pas que l’on est sur un effet de mode : les gens ne veulent plus posséder leur cuisine, ils veulent jouir d’une cuisine.” Après Lyon, Food’Lab se développe aujourd’hui à Grenoble, et projette de s’installer partout en France.

Une unique dark kitchen peut assurer le service de cinq restaurants virtuels sur les plateformes de livraison. Les cuisiniers doivent alors optimiser leurs fournitures © Antoine Merlet

 

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