SNCF : parodie de YouPorn et TGV, l’ADULST refuse de payer

L’association de défense des usagers de la ligne Lyon/Saint-Etienne (ADULST) refuse de "payer pour les erreurs de la SNCF". Alors qu’une réflexion menée par la société publique évoque l’augmentation du prix du billet de TER, l’association souhaite la réduction du nombre de trains roulants et fustige des dépenses "inutiles" de communication à l’image du site parodique de Youporn récemment lancé par la SNCF.

Le prix des billets TER va-t-il augmenter ? Ce serait en tout cas une des pistes de la SNCF qui mène actuellement une réflexion pour améliorer la rentabilité des TGV, selon le quotidien Les Echos. Mais si le scénario ne reste que purement hypothétique, un mouvement de grogne enfle déjà chez les abonnés. Dans un communiqué, l’association de défense des usagers de la ligne Lyon/Saint-Etienne (ADULST), très active, enjoint au Gouvernement, au conseil régional et à la SNCF à refuser cette option.

Et l’association d’apporter sa contribution à la réflexion en proposant 3 pistes, parmi lesquelles "la simplification de la grille tarifaire, afin d'éviter l'effet millefeuille, qui permettrait la création d'un véritable guichet unique pour limiter le nombre des services à la vente". L’ADULST souhaiterait également voir la diminution du nombre de matériel roulant (TER) "pour revenir à une situation maitrisée du nœud ferroviaire lyonnais".

Parodie de Youporn

Mais, l’association est également vent debout contre la politique de communication de l’entreprise de transport ferroviaire. L’ADULST réclame ainsi qu’elle dégonfle la note en matière de communication "coûteuse, inutile et préjudiciable à la finalité du message porté". Et de prendre en exemple le site lancé récemment par la SNCF "28max.com", qui reprend les codes du site de vidéos pornographiques Youporn, pour s’adresser à un public de moins de 28 ans.
Vidéos floutées et titres racoleurs, tout y est… La SNCF, qui souhaitait faire parler d’elle, aura au moins réussi à se faire railler et à être la cible des associations "Osez le féminisme" et "les Chiennes de garde" qui ont déposé plainte auprès du jury de déontologie publicitaire.

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