Gay Pride 2018 ©Moran Kerinec
Photo d’archives ©Moran Kerinec

15 000 personnes rassemblées à Lyon pour la marche des Fiertés

Ce samedi après-midi se déroulait en Presqu’île la marche des Fiertés 2021. L’évènement a réuni une foule impressionnante, 15 000 personnes auraient défilé selon la Préfecture. 

Après une édition 2020 en octobre, statique et en comité restreint, la marche des Fiertés est revenue en fanfare à Lyon ce samedi après-midi. Contactée, la préfecture du Rhône nous a confirmé que cette marche des Fiertés 2021 avait réuni environ 15 000 personnes entre Rhône et Saône. Selon l’AFP, les organisateurs font quant à eux état de 30 000 participants pour cette 25e édition. Pour mémoire, en 2018, l’événement avait réuni près de 20 000 personnes avant d’être annulé les deux années suivantes en raison de la pluie, puis du Covid-19.

Un défilé sans incident 

Il était environ 14h30 lorsque les premiers manifestants, réunis pour célébrer et défendre les luttes et les droits des personnes LGBTI, se sont élancés de la place Bellecour derrière le premier char. De là, ils ont remonté les quais du Rhône en direction du pont Morand, qu’ils ont traversé avant de prendre le chemin de la Guillotière et de retraverser le Rhône pour retrouver la place Bellecour. Un parcours qui s’est déroulé "sans incident", selon les autorités. 

La question de la non-mixité divise

L’AFP rapporte que l’immense majorité des participants se sont réunis dans le cortège mixte qui fermait la marche du défilé. Cette année, les organisateurs avaient souhaité innover en proposant un défilé en cortèges non-mixte, "Cortège Queer racisé, Cortège Handi, Cortège Lesbien, Cortège Trans", une idée critiquée, certains participants regrettant son caractère exclusif. "Je suis racisée et trans. Donc, quand on est concerné par plusieurs paramètres, on ne sait pas trop où se mettre et il manque plein de catégories comme les bi", regrette une femme transgenre de 21 ans, aux longs cheveux de jais, déplorant aussi que cette catégorisation ait pu "empêcher des personnes de venir", rapporte l’agence de presse. 

Toutefois, Hugo, un porte-parole du Collectif Fiertés en lutte (CFL), organisateur de la marche, a précisé à l’AFP que la non-mixité est un concept relativement nouveau en France  "mais [que] c'est un outil militant". Avant d’ajouter que c’est également "une volonté de repolitiser la manifestation et de permettre à une partie de la communauté qui peut se sentir « invisibilisée » de donner plus de portée à leurs problématiques, mais sans volonté d'exclusion. Tout le monde est bienvenu".

En amont de la marche, le Collectif précisait sur Twitter que " les cortèges non mixtes ne sont pas forcément des espaces clos dans lesquels nous forçons toutes les personnes appartenant à la minorité concernée à se rendre". Ajoutant que "chacun-e est libre de choisir si « iel » souhaite marcher en mixité ou non".

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