Nabab : des ratés au démarrage pour le fast-food version kebab à Lyon

Avec l’enseigne Nabab, le kebab entame sa révolution à Lyon. Portées par le jeune Hakim Benotmane, ces boutiques veulent appliquer la recette des fast-foods au monde du kebab. Nous avons testé le premier restaurant de la chaîne à Lyon et ce ne fut pas fameux.

Nabab ()

Mise à jour du 5 juin à 20 heures : découvrez en bas de cet article l'interview du franchisé lyonnais, Eddy Benghanem. Il a souhaité répondre face caméra à nos différentes interrogations.

Nouveau restaurant place des Terreaux, Nabab veut vendre des kebabs comme McDonald’s ou Burger King le font avec les hamburgers. Le ventre creux, direction la Presqu'île pour tester cette nouvelle chaîne à Lyon, avec un bel entrain et une forte curiosité. Et là, c'est le drame, il n'y a que deux clients devant nous et pourtant nous serons servis une vingtaine de minutes plus tard. Nabab a clairement du mal au démarrage.

Le restaurant est mal pensé, avec son escalier placé au milieu de l'entrée devant ses deux caisses. La carte est intrigante et sympathique avec kebab classique, mais aussi nan kebab avec pain indien. Du côté des prix, on est plus sur la fourchette d'un McDo avec un menu compris entre 8 et 10 euros. Une fois la commande passée, les équipiers ne remettent aux clients que sa boisson ainsi qu'un bipeur pour venir chercher sa commande plus tard à la manière du Ninkasi ou de Vapiano. Encore faut-il qu'il marche. Un petit souci technique a empêché les clients devant nous d'être prévenus, une équipière retourne les chercher en salle pour qu'ils repassent commande. De notre côté, un seul bipeur sur deux fonctionnera, on nous apporte l'un des plateaux, nous allons chercher l'autre. Cela rajoute du mouvement dans un hall d'entrée déjà exigu. Heureusement qu'il n'y a pas grand monde ce mercredi midi, sinon tout cela se transformerait vite en apocalypse.

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Et sinon, c’est bon ?

Enfin, comme s'il s'agissait du lancement de Burger King, nous pouvons manger une vingtaine de minutes après être rentrés dans le restaurant. Rien n'est parfait, petite erreur à la commande, il devait s'agir d'un nan kebab et d'un kebab classique, ce sera deux nans. L'un des gérants s'excuse et propose de remplacer le sandwich, ou d'en offrir un nouveau en plus. Côté relation client, il fait le travail. On apprécie.

Pour le nan kebab lui-même, Nabab se vante de proposer des sandwichs moins caloriques. Cela se ressent dans le poulet, qui est moins gras qu'un kebab classique, mais un peu plus sec en contrepartie (NDLR : il s'agit de poulet et non de veau comme écrit dans un premier temps). Le manque de sauce dans le sandwich rend le tout difficile à avaler, mais on est dans la moyenne d'un kebab classique en matière de goût. Rien d’exceptionnel, mais pas non plus mauvais. Les frites McCain type allumettes sont un peu fines, question d'opinion.

Verdict

On va mettre cela sur le coup du démarrage, mais, pour l'instant, Nabab est encore très loin de rivaliser avec une grande chaîne de fastfood. La prise de commande est chaotique, l'agencement du restaurant lyonnais catastrophique et les équipiers ont encore des efforts à faire en matière de rigueur, même si le sourire et la politesse sont au rendez-vous. Seul gros reproche : charrier un sac-poubelle sur son épaule, en contact avec son T-shirt, ça ne se fait pas dans la restauration, pourtant nous l'avons vu chez Nabab.

Au final, la chaîne de restauration sera réservée à ceux qui auront envie d'un kebab pas trop gras, tout en espérant que le niveau de service soit vite mis à niveau après le lancement. Quant à ceux qui veulent faire des économies, ils continueront d'aller dans leur bon vieux kebab plein de sauce où ils payeront cinq euros.

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