Andrea Petrini © Tim Douet
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Cuisine : “Lyon ne résonne pas beaucoup à l’étranger” (Petrini)

Entretien avec le journaliste italien – vivant entre deux avions à la Croix-Rousse – Andrea Petrini, critique culinaire proclamé “God of food” par les magazines Vogue et Time, ancien chairman pour la France du World’s 50 Best Restaurants et impresario du collectif de chefs avant-gardistes Gelinaz !

Lyon Capitale : Comment se situe Lyon sur la scène culinaire nationale et internationale ? Andrea Petrini : Quand on te pose la question “Ah, tu habites en France, à Paris ?” et que tu réponds “Non, à Lyon”, certaines personnes te disent : “Ah oui, la capitale mondiale de la gastronomie !” C’est complètement con, c’est ce qu’on disait après-guerre. Le premier réflexe, c’est ça et Paul Bocuse. Immédiatement après, on te sort du chapeau melon une image classique, assez standardisée, conforme et iconographiée de Lyon. À côté, pour ceux un peu intéressés par la cuisine, il y a un autre Lyon. Le Lyon qui est à 1h50 de Paris, le Lyon qui est une plate-forme pour découvrir les vignobles, le Lyon qui bouge, avec des restos comme feu Café Sillon, La Bijouterie, Les Apothicaires, L’Ébauche, Substrat, Le Bistrot du Potager, etc. Mais, globalement, Lyon ne résonne pas beaucoup à l’étranger. Pourquoi Lyon n’est-il pas un hot spot de la cuisine ?

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