Denis Broliquier (UDI)
© Tim Douet

“Pas la même personnalité et la même expérience que Laurence Balas”

Denis Broliquier, le candidat UDI dans la 2e circonscription du Rhône, est l’invité de L’Autre Direct.

Lyon Capitale : Vous êtes candidat dans la 2e circonscription avec le même programme et quasiment la même étiquette que Laurence Balas. Comment expliquer ce capharnaüm dans la 2e circonscription ?

Denis Broliquier : Dans 70 circonscriptions en France, UDI et LR ne sont pas arrivés à se mettre d'accord, alors ils ont décidé d'accorder leur investiture à deux candidats et ce sera aux électeurs de choisir. Effectivement, nous avons deux personnalités différentes avec un programme identique. Il y aura de la concurrence, mais cette guerre d'egos ne me fait pas peur.

Cette “guerre d’egos” ne risque-t-elle pas d'avoir comme seule conséquence l'absence de la droite au second tour, comme à la présidentielle ?

C'est pour cela que depuis plusieurs semaines je me bats pour n’avoir qu'une seule candidature. À Paris et à Lyon, j'ai été voir des responsables politiques pour plaider la cause de l'union, mais les partis politiques et nous n'y sommes pas arrivés. Je le regrette.

Quelle est la différence entre Laurence Balas et vous ?

Des questions de personnalités. Des questions d'implantation. Je suis maire du 2e arrondissement depuis seize ans. J'ai dans mes équipes des gens rassemblés, des soutiens de LR et de l'UDI. Nous n'avons pas la même expérience non plus. Encore une fois, les électeurs décideront. On ne sera pas l'un contre l'autre, mais l'un à côté de l'autre.

Pourquoi vous, les centristes de l'UDI, ne vous reconnaissez-vous pas dans l'offre politique d'En Marche ?

À Lyon, En Marche n'a rien de centriste. En Marche est socialiste. Les candidats ne sont pas des candidats de renouvellement. Hubert Julien-Laferrière se présente pour la première fois, mais depuis combien de temps vit-il de la politique ?

Au moins autant que vous ?

Oui, mais j'ai un métier. Moi, la politique, c'est en plus de ma carrière professionnelle. Je travaille dans une école supérieure de commerce depuis plus de vingt ans. Et je pense qu'il est extrêmement important de conserver un métier lorsque l'on fait de la politique pour conserver les pieds sur terre et d'être dans la vraie vie.

Retrouvez l'intégralité de notre entretien avec Denis Broliquier dans la vidéo ci-dessous.
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