Gérard Lattier 5

Arts plastiques : Dissidents ? Non, ils s’en foutent…

Incroyable, l’art dit “brut” est présent à l’Arsenal de l’actuelle Biennale de Venise ! Incredible, Artpress, bible so much de l’art officiel, consacre un numéro entier à cette création méthodiquement écartée depuis plus d’un siècle par les mêmes. Et, surtout, un terreau culturel continue à créer en s’en battant les neurones…

Tableau de Gérard Lattier

La table rase : l’académisme contemporain ?

On peut donc décréter la mort de l’art, celle de la peinture, comme l’existence de Dieu ou des Martiens et la valeur (esthétique, philosophique, financière ?) d’un artiste. On peut organiser la “table rase”. On peut même (se) décréter un artiste ou ce qu’est ou n’est pas l’art. Actuellement existe incontestablement une version très officielle et institutionnelle, dénoncée on l’a vu (Aude de Kerros, Nicole Esterolle…), organisée par un système très bien ficelé : celui de l’académisme contemporain ?

Tableau de Gérard Lattier

Par ailleurs, il y a forcément les résistants, les dissidents, les oubliés, les méprisés, souvent aigris, d’une part. Ils sont les résultats de leurs propres manques ainsi que de l’académisme qui, en son temps, a produit des “refusés” tels que Manet, Pissarro, Fantin-Latour, Jongkind… Et, d’autre part, l’enfance de l’art, c’est-à-dire tous ceux qui se foutent complètement des discours et agitations en cours, voire qui n’ont pas conscience de produire une œuvre. Nous en avons un certain nombre sous les yeux.

De la BHN à Gérard Lattier

Nouvelle rupture ? Ou la table rase ne fut-elle qu’une parenthèse ? À Lyon, la biennale Hors les Normes s’achève avec un bilan plus que positif. Le collectif Singul’art avait ouvert une galerie où se mêlaient art brut, art singulier, art hors tiroirs ; avant d’être contraint de fermer. Aujourd’hui, les galeries L’OuJouPo ou La Rage, entre autres, exposent jusqu’à la provoc’ – voire jusqu’à la galerie des horreurs ? Mais, surtout, avec des œuvres incroyables de force dans l’“histoire de l’art” (késaco ?), les Staelens, Chabaud, Ursin, voire Ughetto… Le Marché de la création, lui, oscille entre “artistes” et “artisans”.

Tableau de Gérard Lattier

Et puis, il y a Gérard Lattier, par exemple. Un exemple parmi ceux qui connaissent parfaitement les XXe et XXIe siècles. Bref, pourquoi rater le peintre conteur Gérard Lattier et son évangile, tout de liberté. À tous points de toutes vues. Il se fout de ces ratiocineries et luttes de pouvoir. Il peint. Il est là. Il est. Il conte. Il comptera. Un artiste.

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Gérard Lattier. Jusqu’au 17 novembre au Fort de Vaise, 25 bd Saint-Exupéry, Lyon 9e.

Mercredi, samedi et dimanche de 14h30 à 19h, et sur rendez-vous au 04 78 47 10 82.

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1 commentaire
  1. FOurs - 14 novembre 2013

    curieux article avec ses points d'interrogation qui déroutent les affirmations… Reste le fonds, césures habituelles de l'art : tout est donc dans l'ordre. En tout cas les affiches ne donnaient pas envie d'y aller, ni de s'y intéresser !

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