Suite à l’interdiction prononcée par la préfecture du Rhône de manifester à Lyon ce samedi, l’Union syndicale Solidaires du Rhône dénonce une restriction des libertés publiques et appelle à se mobiliser les 24 et 31 octobre, puis à préparer une grève massive le 5 novembre.
Ce jeudi 22 octobre, la préfecture du Rhône a décidé d’employer la manière forte en prévision de l’acte II de la mobilisation contre la vie chère annoncée pour ce samedi 24 octobre : toutes les manifestations seront interdites. Et ce, pour éviter de nouveaux débordements comme ceux du 17 octobre sur la Presqu’île de Lyon.
En réaction, l’Union départementale Solidaires du Rhône a publié un communiqué pour s’opposer à la décision du préfet. Le syndicat avait déclaré un rassemblement pour permettre aux revendications syndicales de s’exprimer dans la rue. "Le 17 octobre, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées pour la justice sociale et le partage des richesses. La réponse des autorités ? Répression policière, répression administrative, répression judiciaire. Face à une contestation sociale d'ampleur, la seule réponse du pouvoir est encore et toujours l'autoritarisme", peut-on lire.
Il dénonce également les restrictions en vigueur à Lyon, notamment l’interdiction des manifestations et le couvre-feu instauré depuis le 19 octobre et renouvelé une nouvelle fois ce jeudi, "avec des horaires tout juste calibrés pour nous laisser la seule "liberté" d’aller travailler". Solidaires compare les restrictions imposées aux mobilisations sociales avec le défilé de l’ultra droite qui a eu lieu à la suite du rassemblement en soutien aux commerçants et forces de l’ordre devant l’office du tourisme incendié, le 19 octobre au soir, "malgré les interdictions en vigueur et sans être inquiétés par les forces de l'ordre". Le syndicat dénonce un "deux poids, deux mesures". "Police, armée, milices fascistes ne sont en rien une réponse à la demande de justice sociale et de partage des richesses", ajoute-t-il.
Un appel à préparer une grève massive le 5 novembre
Solidaires réclame donc le respect du droit de manifester le 24 octobre et les jours suivants. Le syndicat appelle les travailleurs à rejoindre les prochaines dates de mobilisation, les 24 et 31 octobre ainsi que le 5 novembre. Pour cette dernière, un appel à une grève massive a été lancé, susceptible d’être reconduite.
Parmi ses principales revendications figurent une augmentation générale des salaires, la taxation des superprofits et un budget renforçant les services publics. Sur l’éducation, l’organisation demande le déblocage de 10 milliards d’euros.

Avant lorsqu'un syndicat comme la CGT organisait une manifestation ils avaient leur propre service d'ordre afin d'éviter tout débordement (intrusion de casseurs...). Maintenant aucun contrôle et ensuite c'est l'excuse "c'est pas nous..."
Encore et toujours "la guerre pour le fric"...
qui va gagner ? Personne. A part ceux qui se cachent derrière les forces armées bien à l'abri dans leurs châteaux ! 😀
Et encore, seulement à court terme.
le 5 novembre, la cocotte-minute sera bien sous pression avec toutes les interdictions précédentes.
Mais c'est peut être bien un calcul de la part des chefs...
C'est à cause des casseurs et des fouteurs de merde qu'on en est là. Donc, rien d'étonnant à ce que ces manifestations soient interdites et annulées. Je me mets aussi à la place des riverains de la Presqu'île qui doivent en avoir plus qu'assez de tout ce cirque sous leurs fenêtres.
Qu'ils aillent manifester à l'Élysée pour destituer Macron plutôt.