Laure Cédat
Laure Cédat

"La promesse des 50 % de société civile est tenue", assure Laure Cédat

Laure Cédat, co-directrice de campagne de Jean-Michel Aulas et tête de liste Coeur lyonnais dans le 1er arrondissement, est l'invitée de 6 minutes chrono / Lyon Capitale.

Laure Cédat, co-directrice de campagne de Jean-Michel Aulas et tête de liste Coeur lyonnais dans le 1er arrondissement, revient sur la composition des listes municipales et la promesse du candidat Aulas de réserver 50% des places à des personnalités issues de la société civile : "nous avions annoncé que la promesse serait tenue sur l’ensemble des listes, et c’est le cas. Si l’on regarde attentivement, Jean-Michel Aulas, candidat emblématique de la société civile, est en tête à la mairie centrale. Je suis numéro 2. Derrière nous, on trouve encore des médecins, des chefs d’entreprise, des décorateurs, des personnes très engagées dans le monde associatif". "Les Lyonnais ont manifestement assez souffert de la guerre des partis", ajoute-t-elle.

Laure Cédat espère aussi une bonne surprise pour une élection de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon dès le premier tour : "nous avons constaté que beaucoup de personnes se sont inscrites sur les listes électorales".

La retranscription intégrale de l'entretien avec Laure Cédat

Bonjour à tous et bienvenue. Vous regardez 6 Minutes Chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale. Aujourd’hui, nous accueillons Laure Cédat. Vous êtes tête de liste dans le 1er arrondissement sur les listes de Jean-Michel Aulas, Cœur Lyonnais. Vous êtes également numéro 2 sur la liste des élections municipales puisque cette année il y a trois élections : arrondissements, ville et métropole. Vous vous êtes donc positionnée en première position dans le 1er arrondissement et en deuxième position sur la liste municipale générale. Je voulais revenir avec vous sur l’élaboration de cette liste. Jean-Michel Aulas avait promis une liste composée à 50 % de personnalités issues de la société civile, comme vous. Cette promesse a-t-elle été tenue ?

Oui, la promesse est tenue. Vous avez évoqué l’arrondissement et les listes de la mairie centrale. Lorsque l’on fait le compte sur l’ensemble de ces listes, on atteint effectivement cet équilibre : 50 % de société civile et 50 % de politique. C’est une liste de rassemblement et personne ne le nie. Dans mon arrondissement, le 1er arrondissement, nous sommes même à 100 % issus de la société civile. Ce n’est pas le cas partout, car des équilibres ont été trouvés, mais même sur la liste de la mairie centrale la société civile est bien présente.

Elle est présente, mais pas nécessairement à 50 %. On atteint les 50 % en additionnant les arrondissements où il y a un peu plus de 50 %. La promesse a peut-être été formulée de manière imprécise. Est-ce une façon de dire qu’elle a été honorée ?

En tout cas, nous avions annoncé que la promesse serait tenue sur l’ensemble des listes, et c’est le cas. Si l’on regarde attentivement, Jean-Michel Aulas, candidat emblématique de la société civile, est en tête à la mairie centrale. Je suis numéro 2. Derrière nous, on trouve encore des médecins, des chefs d’entreprise, des décorateurs, des personnes très engagées dans le monde associatif. Parmi les têtes de liste, quatre viennent véritablement de la société civile : Jean-Michel Aulas, moi-même, Barbara Vélon qui est infirmière, et Laila Khallouk, pour qui c’est aussi la première élection et qui est marchande de biens.

On peut aussi observer, de manière plus critique, que les têtes de liste issues de la société civile sont positionnées dans les arrondissements les plus difficiles à gagner, voire presque perdus d’avance. Cela peut être votre cas dans le 1er arrondissement.

Je trouve au contraire que c’est intéressant. La société et les Lyonnais ont manifestement assez souffert de la guerre des partis. À Lyon, avec les écologistes, il existe aujourd’hui un rejet très fort. Votre sondage montre d’ailleurs que 60 % des personnes sont mécontentes de l’exécutif en place. Dans ce contexte, placer à la tête de certains arrondissements, peut-être les moins politisés et parfois les plus populaires ou les plus engagés, des personnes issues de la société civile est un choix fort.

Il y a donc des personnalités issues de la société civile, mais aussi des personnalités issues du monde politique. Un point commun revient souvent : plusieurs ont été battues lors des élections précédentes. Peut-on parler d’une forme de recyclage de candidats dont les Lyonnais n’avaient pas voulu auparavant et qui reviendraient aujourd’hui par opportunité avec Jean-Michel Aulas ?

Je ne le pense pas. Il faut revenir au projet initial, qui est un projet de territoire fondé sur l’union et le rassemblement. Sur nos listes, on trouve des personnes venant de différents horizons politiques : de la gauche, avec des socialistes et des écologistes, jusqu’à la droite. Il s’agit d’une liste de rassemblement de personnes qui veulent agir pour Lyon. Dans ce projet de territoire, nous avons exclu les extrêmes, mais dans ce bloc central nous accueillons toutes les sensibilités, car nous voulons construire pour Lyon. Dans un climat international et national où la méfiance envers les responsables politiques est très forte, il est rassurant de montrer qu’à Lyon nous sommes capables de nous rassembler et de dialoguer de la gauche à la droite. Nous ne sommes plus ni de gauche ni de droite, nous sommes pour Lyon.

Sur les places éligibles, il peut y avoir un débat sur une éventuelle surreprésentation des partis par rapport à la société civile. On entend également, au sein de la campagne, que certains candidats, plutôt issus de la droite, expriment des réserves sur le programme en disant que ce n’est pas exactement celui qu’ils auraient présenté aux électeurs. Le programme est-il finalement plus issu de la société civile que les candidats ?

Je considère que c’est une très bonne nouvelle. On ne peut pas nous reprocher d’être une liste de droite puis affirmer que le programme ne l’est pas assez à droite. Le programme a été conçu pour les Lyonnais et avec les Lyonnais. Plus de mille personnes ont participé à son élaboration. Il y a eu 41 groupes de travail. Les thématiques, qu’il s’agisse de sécurité, de social ou d’autres sujets, n’appartiennent à aucun camp politique, elles concernent tous les citoyens. Nous avons travaillé de manière collégiale. Certains n’auraient peut-être pas fait les mêmes choix parce que leur parti ou leur sensibilité politique aurait préféré une autre orientation, mais comme il s’agit d’une décision collective, nous parvenons à nous entendre autour d’un projet pour Lyon.

Selon vous, quelles promesses ou propositions auraient été impossibles à présenter aux électeurs dans un rassemblement construit uniquement par les partis ? Existe-t-il un point du programme dont vous pensez qu’il n’aurait jamais existé sans l’apport de la société civile ?

Je pense que l’apport principal de la société civile concerne l’expérience des usagers. Lorsque nous faisons remonter les réalités de nos quartiers, grâce à des personnes qui vivent chaque jour des situations concrètes et des usages spécifiques, cela apporte une expertise que l’on n’aurait peut-être pas eue autrement. Cette précision que nous avons apportée au programme relie directement la gouvernance aux citoyens. Nous prévoyons notamment une grande consultation citoyenne annuelle, mais aussi des consultations dans les arrondissements et même dans les quartiers. Il ne me semble pas que cela ait déjà été fait. Je ne suis pas certaine que cette idée aurait émergé si la société civile n’avait pas été au cœur du projet et de sa construction.

Pendant un temps, Jean-Michel Aulas et certains de ses soutiens espéraient une élection dès le premier tour. Plusieurs sondages, dont un sondage IFOP-Fiducial pour Lyon Capitale, le créditent de 45 % d’intentions de vote au premier tour. Est-ce toujours un objectif de gagner Lyon dès le premier tour ?

Ce n’est pas un objectif que nous nous fixons. Cependant, nous avons constaté que beaucoup de personnes se sont inscrites sur les listes électorales. Je pense notamment aux commerçants qui, de manière massive, ont voulu exprimer leur opposition au mandat écologiste et faire entendre leur voix. Il y a effectivement un afflux sur les listes électorales. Je n’ai pas la réponse définitive à votre question, mais je pense que des surprises sont possibles, et peut-être une bonne surprise.

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