Pédophilie : la Cité de l'enfance se reconstruit

Par Fabien Fournier
Posté le 03/02/2010  à 18:24 |  lu 832 fois |  8 réactions|
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Treize jeunes garçons de 6 à 12 ans ont été abusés sexuellement par un éducateur à Bron ces derniers mois. Le suspect s'est suicidé mais la procédure judiciaire suit son cours.Les familles et le personnel sont auditionnés actuellement par la justice.

L'agresseur disparu, il n'y a plus que des victimes. Des familles, des éducateurs aussi, plongés dans la colère, la stupeur et l'incompréhension. Diplômé de psychologie, Philippe S. effectuait des vacations à la Cité de l'enfance (aussi dénommé l'Institut départemental de l'enfance et de la famille, 170 pensionnaires à Bron). C'est dans le cadre de son travail qu'il abusait sexuellement de 13 jeunes garçons, âgés de 6 à 12 ans. Il leur a imposé des attouchements et leur a fait des fellations. Ils en menaçaient certains pour qu'ils se taisent.

"Laissez-moi vivre"

Rien ne lassait à penser que sous son allure tranquille et bienveillante, ce jeune homme de 26 ans souffrait de pulsions inextinguibles. "Il était toujours volontaire", se rappelle une employée. "Il était proche des enfants, jouait avec eux. On avait confiance", précise le directeur, Eric Nojac.

Impliqué dans l'éducation, cet éducateur avait pris la plume pour dénoncer sur Internet le regard porté par la société sur la dyslexie dont il avait souffert. "Cette société va-t-elle me reprocher toute ma vie, d’être différent, et de ne pas avoir réussi à corriger cette différence ?", écrivait-il, sans que l'on sache s'il ne pensait pas déjà à ses perversions sexuelles. "Laissez-moi vivre", intimait-il sur son blog, presque prémonitoire. "C'était un stratège qui a su endormir la vigilance des adultes. Il trompait son monde", maugrée aujourd'hui le directeur.

Des vidéos tournées sur place

C'est l'enfant "le plus construit", âgé de 9 ans, qui a parlé, placé ici par ses parents pendant l'hospitalisation de sa mère. Ses parents voyaient bien que quelque chose n'allait pas. Lors d'un week-end du 19 décembre, il s'ouvre à son père qui dépose plainte aussi vite. Le jeune vacataire, interpellé par les enquêteurs, avoue immédiatement. Et donne la liste des treize enfants abusés. Il a même montré aux enquêteurs les vidéos de ces agissements qu'il tournait à l'aide de son téléphone portable.

Le suspect a reconnu avoir choisi une profession qui lui permettait d'être en contact avec de jeunes garçons. Il travaillait depuis 18 mois à la Cité de l'enfance, mais les faits seraient récents. L'homme était en proie à un sentiment de honte entre celui qu'il aspirait être aux yeux des autres et celui qu'il était intérieurement, possédé par ses pulsions pédophiles. Après avoir été placé sous contrôle judiciaire, l'agresseur s'est donné la mort le 5 janvier dernier.

"Ce sont des enfants qui se taisent"

Néanmoins l'enquête se poursuit, qui aboutira nécessairement à un non lieu. Les enfants et le personnel sont actuellement entendus par les enquêteurs. L'affaire pénale close, c'est au civil qu'elle pourrait être jugée, si les familles se retournent contre le Département pour obtenir réparations.

Elles ont d'abord éprouvé un sentiment de colère. On peut les comprendre : certains enfants leur ont été soustraits pour être accueilli dans ce lieu sanctuaire, ce refuge pour cajoler des petits traumatisés par des carences affectives, des maltraitances voire des abus sexuels. "Certains avaient déjà subi ce type de violences avant. Ce sont des enfants qui se taisent", raconte Eric Nojac.

Le traumatisme des éducateurs

L'équipe panse ses plaies. Nombre d'éducateurs sont rongés par un sentiment de culpabilité. "Certains au début ne pouvaient pas parler. D'autres n'osaient plus faire prendre de douches aux enfants. Bien sûr qu'on a eu honte", confie le directeur.

Le suicide de Philippe S. a été une épreuve supplémentaire. "Il n'aura même pas à répondre de ses actes", s'indigne une employée. "Nous avons eu peur que ce soit un 2e choc pour les enfants qui auraient pu faire le lien entre son suicide et leur prise de parole", raconte Eric Nojac. Tous les enfants sont heureusement suivis par des psychologues. A ce jour, seul l'enfant qui a parlé a été retiré du centre. Les autres ont repris une vie normale, à la Cité. Aspirant à retrouver un quotidien paisible.

pédophileBronpédophilieEric NojacéducateurCité Enfance
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VOS REACTIONS
8

C'est ce que cache tout ceux qui veulent faire ce genre de métier avec des enfants .

Posté par  NIni   |  le 03/02/2010  à 18:55

Bien dit Nini. On sait de même que les dentistes ont trouvé dans leur métier un exutoire à leur sadisme et que les membres de la SPA cachent bien leur zoophilie. Par contre certains commentaires cachent mal la déficience intellectuelle de leur auteur.

Posté par  DM   |  le 04/02/2010  à 00:11

trop cons et primaires en ce qui concerne les commentaires. Réaction n'est pas réflexion !

Posté par  infane   |  le 04/02/2010  à 10:43

Ils savent tous cacher leurs pulsions
Certains enfants restent victimes des années, à cause de la justice qui leurs refusent une protection, en les traitant de menteurs
Les bourreaux étant satisfaits de ce procédé judiciaire.
Tous les parents d'enfants victimes devraient prendre contact ensemble pour la protection de tous les enfants

Posté par  arthur   |  le 04/02/2010  à 19:29

Il ne fait aucun doute que certains magistrats font un excellent travail pour éradiquer un phénomène qui devient un véritable fléau en France: la pédophilie. Il suffit de voir ce qui se passe dans le ressort de LA Cour d'Appel de Rennes ou du TGI de Nantes, pour se rendre compte que tous les magistrats ne sont malheureusement pas tous dans ce cas. Des violeurs multi-récidivistes d'enfants de 8 à 12 ans qui ne sont pas inquiétés (violeur de LEON) ou condamnés à des peines ridicules (baleine blanche), pour ne parler que de ces cas, laisse à penser que les pédophiles en France ont encore de beaux jours devant eux.
L'indépendance de la Justice ne doit pas permettre à des magistrats de protéger honteusement de tels criminels. Le Conseil Supérieur de la Magistrature doit prendre ses responsabilités et sanctionner de façon radicale, ces forfaitures. En cas de défaillance de ce Conseil, il reviendra, obligatoirement, au Président de la République, garant des institutions, de prendre les mesures de suspensions des incapables.

Posté par  agence jean-claude ponson   |  le 05/02/2010  à 12:06

Pauvres gosses, doublement victimes de la perversion d'adultes irresponsables... Mais comment est-ce seulement possible dans ce genre d'institution? Violer treize enfants en toute impunité, quelle honte pour la Cité de l'enfance. J'espère que le suicide du pédophile n'empêchera pas la mise en oeuvre de la responsabilité de la direction.

Posté par  lab   |  le 05/02/2010  à 20:26

Quelle honte pour la cité de l'enfance?
Si le fait d'être pédophile se voyait sur le visage ça se saurait!!
Je vous rappelle que cet homme était diplômé de psychologie et que comme il est décrit rien ne laissait présager de tels actes!

Posté par  ES   |  le 06/02/2010  à 00:22

@ ES
Qui vous parle de détection au faciès?? Mais instaurer des règles simples de prévention, un suivi plus sérieux de la situation de ces enfants déracinés, ce ne me paraît pas être trop demandé...
Mais il est vrai qu'il est beaucoup plus simple de fermer les yeux et croire à la fatalité...

Posté par  lab   |  le 08/02/2010  à 18:57
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CHATEL à l'Oréal, parce qu'il le vaut bien!
Pas à l'Education Nationale, parce qu'il n'y vaut rien!!!

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Tony Musulin viendra-t-il présenter distribuer les 100 patates dans sa Ferrari au Parc de la Tête d'Or ?

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C'est cela l'écologie pour les socialistes ?

15 000 euros gaspillés pour que les riches montrent leurs belles bagnoles aux pauvres !

Après cela, faire un...

Posté par  ERIC | le 11/03/2010 14:51

Combien d'années voire de siècles de SMIC pour se payer ce joujou à 4 ou 5 millions ?
Combien consomme ce joujou ?

Posté par  marie | le 11/03/2010 13:26

Une manifestation "blin bling" - de 15 000 euros de subventions donc payées par le contribuable - au parc de la Tête d’or !

...“230 voitures,...

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