Annie Guillemot : l'épigone émancipée
S'affranchir de son mentor, Annie Guillemot s'y emploie aussi.
Mais pour elle, le sujet n'est pas tant Gérard Collomb que Jean-Jack Queyranne, son prédécesseur à la tête de Bron. Promue maire en 1999, c'est pourtant lui qui assume encore la tête de liste en 2001. Mais sept ans plus tard, elle est brillamment réélue, cette fois en tant que leader.
Annie Guillemot a fait ses armes à la Région en 1998, lors de l'alliance du FN et de Charles Millon. De ce combat, elle se rappelle l'intronisation à la présidence d'Anne-Marie Comparini, insultée, mollardée par des fidèles millonistes alors qu'elle se dirige à la tribune. Les élues, notamment socialistes, s'interposent. "Ce sont les femmes qui ont été moteurs pour contrer Millon", expose-t-elle.
"Annie a des avis tranchés, elle n'a pas trop de nuance de gris", relève Sylvie Guillaume. Gérard Collomb s'en est aperçu une fois, essuyant le refus catégorique de la maire de Bron de signer le permis de construire pour l'implantation de l'unité centrale de stérilisation à côté de l'hôpital mère-enfant. "J'ai été mise devant le fait accompli", fulmine-t-elle. Très impliquée dans sa ville, Annie Guillemot s'est lancée l'an dernier dans le combat interne au PS, soutenant Aubry. "Elle a alors joué le rôle de grande sœur", témoigne Farida Boudaoud. Et tant pis si Queyranne, tout comme Collomb, optait pour Ségolène Royal.
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BREVES politique
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