Entre 4 500 et 8 000 manifestants contre la politique de sécurité de Sarkozy
© Loïc Blache
À l'appel de 63 associations, entre 4 500 et 8 000 manifestants ont défilé ce samedi, 14 heures, dans les rues de Lyon pour manifester contre la "politique xénophobe et raciste" du gouvernement.
Ce samedi, de la place Bellecour au Palais de la Bourse (Cordeliers), il n'y avait qu'un seul mot d'ordre, résumé par la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) : "Non au morcellement ethnique de la République, qui doit rester une et indivisible", condamnant les "luttes actuelles contre les Roms." L'été a, en effet, été riche en annonces gouvernementales sur le sécuritaire. Et ces multiples déclarations concernant les expulsions de Roms ont déclenché une levée de boucliers de la part de divers partis politiques et associations.
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Parmi elles, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) était présente dans le cortège. "À titre personnel, je considère qu'une société est un ensemble d'individus qui défend le droit commun. La stigmatisation de certains groupes humains, utilisés comme des bouc-émissaires à une crise, crée des frayeurs. Toutes les démocraties devraient haïr cela", explique Claude Mouchikhine, représentant de la LDH Pierre-Bénite. Son collègue responsable de la LDH Rhône, Stéphane Gomez, dénonce "la politique du recul des libertés depuis que Nicolas Sarkozy est devenu ministre de l'Intérieur en 2002. Il a désigné les Roms, les gens du voyage et les personnes issues de l'immigration comme étant des ennemis intérieurs".
Les Roms expulsés reviennent ensuite en France
De son côté, Christian Luriti, du collectif Rom et du secours catholique, ne ressent pas une augmentation des expulsions, mais "une hausse du nombre de visites de la police pour un recensement. Les obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont un effet sur les départs volontaires." Des expulsés que l'on retrouve, quelque temps plus tard, à nouveau en France.
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Au milieu du cortège, une trentaine de motards de la Fédération française des motards en colère (FFMC) manifestaient aussi. "Nous sommes là par solidarité et nous nous opposons à toute forme de discrimination, milite Julien Despierres, coordinateur FFMC69. Même si nos problèmes sont sans commune mesure avec ceux des Roms, nous luttons aussi contre la politique ultra-sécuritaire du gouvernement. Car, aujourd'hui, en cas d'accident, le motard est souvent présenté d'office comme le responsable. Tout est fait pour nous monter les uns contre les autres."
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