Placement extérieur : "C'est toujours mieux que la prison"
Le placement extérieur d'un détenu consiste à le faire sortir de prison avant la fin de sa peine, à condition qu'il réponde à des critères précis, et dans le cadre d'un emploi et d'un hébergement aménagés.
Une sortie anticipée, promue en toute occasion par le préfet du Rhône, Jacques Géraut, et le procureur de la République, Jean-Olivier Viout, mais lourde à mettre en place. (Article paru dans l'édition de Mai de Lyon Capitale)
Devant le bassin d'eau que Jean-Michel (prénom d'emprunt) a creusé dans le parc de Miribel Jonage, nous sommes une petite dizaine à constater le travail, bien fait, carré. Sous la pluie se suivent en rang serré Caroline, Antoine, Agnès, Hubert, tous travailleurs sociaux dans l'insertion, ainsi que les cadres du parc naturel. Et Jean-Michel, grand gaillard calme de 26 ans, condamné à plusieurs mois de prison, qui a bénéficié d'une sortie anticipée, sans bracelet électronique mais avec l'obligation de travailler.
Il dort dans un centre d'hébergement social du 3ème arrondissement, qui a spécialement prévu cinq places pour les aménagements de peine. "C'est notre rôle en tant qu'entreprise en partie publique de participer à la réinsertion sociale", estime la direction du parc. Les partenaires "emploi" des placements extérieurs sont d'ailleurs surtout des collectivités ; des hôpitaux... Il y a même le garage auto de la préfecture de police.
"L'illusion de la liberté"
"On a connu des échecs, oui, car les personnes qui sortent de prison doivent rentrer à l'heure au centre d'hébergement, ne pas être en retard au travail, sinon nous sommes alertés, explique Hubert Gourdet, responsable des conseillers d'insertion et de probation. Il n'est pas facile de ne plus être en prison, mais d'avoir tout de même des obligations strictes.
La personne n'est plus sous verrou mais toujours sous écrou, et cette illusion de liberté n'est pas évidente à gérer." Mais pour Jean-Michel, "c'est toujours mieux que la prison". Sur laquelle il ne dira pas grand chose de plus. "Au début, j'étais stressé, il a fallu que je signe des tas de papiers, que je prouve que j'avais un scooter pour faire les allers et retours entre le parc et le centre d'hébergement", ajoute-t-il, lapidaire.
Il parle aussi d'une jeune sœur, arrivée de Guadeloupe et dont il faut qu'il s'occupe. "Je termine dans une semaine, on va peut-être faire un pot avec les employés du parc."
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C'est d'abord la faute de Michel Noir, notre regretté maire, qui a lancé dans les années 90 le projet de restructuration des HCL.
Puis,...
Racontez nous un peu comment sont les plages tunisiennes .... drôle cette discrétion autour de ce...
et merci de ne pas être les godillots du baron local comme bon nombre de vos collègues On vous a élus, et vous avez...