Motorstorm Apocalypse : plein les dents !

A 150 km/h dans une cité ravagée par l'apocalypse, les bâtiments s'effondrent sur eux-mêmes. Tandis que les conduites de gaz explosent de toute part, un avion s'écrase devant le part brise : pas le temps de respirer, il faut réussir à prendre le dernier virage synonyme de victoire. Un seul faux pas conduirait à une chute de plusieurs centaines de mètres : bienvenue dans Motostorm 3.

Les suites s'enchainent et se ressemblent dans le monde du jeu vidéo. Résolus à ne pas sombrer dans la répétition, les développeurs du jeu de courses extrêmes, Motorstorm ont choisi de ne pas faire les choses à moitié et de placer les circuits dans l'environnement hostile par référence : la fin du monde. Ainsi, portées par un scénario guère inoubliable, mais qui a le mérite d'exister, les joutes routières se dévorent avec un délice sans commune mesure.

L'adrénaline pure

La franchise conserve ses bases : au volant de véhicules tout droit sortis de Mad max, tel les motos, buggy ou Monster Truck, des pilotes adeptes de sensations fortes tentent de rester en vie au milieu d'une jungle hostile. Désormais urbaine, elle n'en demeure pas moins soumises aux caprices d'une nature qui a repris ses droits. Visiblement fâchée, elle va tout faire pour empêcher les participants de franchir la ligne d'arrivée : tremblements de terre, explosions, effondrements ; l'environnement tout entier semble s'être ligué pour détruire les fous du volant. Comme si cela ne suffisait pas, les survivants attaquent les convois au lance roquette ou cocktail Molotov, tandis que l'armée lâche ses hélicoptères dans la mêlée. Ainsi difficile de définir le chaos permanent de Motorstorm où la moindre erreur se termine par un crash toujours plus impressionnant. Heureusement, magie du numérique, le retour en piste reste quasi immédiat. Dès lors, chaque course est unique, ponctuée par des événements cataclysmiques qui une fois franchis donnent envie d'hurler devant son écran, tout en reprenant une respiration coupée par la folie de l'ensemble.

Une démo technologique

Visuellement abouti, Motorstorm bénéficie de milliers de détails qui font la différence. Les particules volent dans tous les sens, l'eau jaillit sur l'écran, tandis que le feu lèche la calandre. Cette richesse jamais vue dans un jeu de course rompt radicalement avec les circuits aseptisés auxquels le genre nous a habitués. Vient alors le temps de la claque graphique : une fois branché sur un écran compatible 3D, Motorstorm plonge littéralement le joueur dans l'action. Les cendres volent dans la pièce, les immeubles s'effondrent au-dessus de la tête des pilotes, l'apocalypse envahit le salon. Ce degré de finition rappelle à tout instant qu'il s'agit aussi d'une démonstration technologique visant à rappeler l'intérêt du relief dans les jeux vidéo. Dès lors, difficile de jouer sans 3D lorsque l'on y a goûté.

AaAaAaAaAhhhh !

Beau, intense, fun, bluffant, Motorstorm est la nouvelle référence des jeux de course arcade, ou seul le plaisir et l'adrénaline comptent. Après deux excellents épisodes, la série connait enfin la consécration, tout en s'imposant comme l'une des nouvelles raisons d'acheter une Playstation 3, mais aussi un écran 3D. Ces derniers étant enfin passés sous la barre des 800 euros, la balance penche un peu plus en leur faveur. Alors que l'on pensait que le cinéma pousserait les ménages à investir dans le relief, le jeu vidéo prouve une fois de plus sa considérable avance en matière de divertissement en trois dimensions.

Motorstorm Apocalypse sur PS3, 69 euros

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut