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La désensibilisation de la dette toxique a suscité, lundi, de nombreux débats lors du conseil métropolitain. Optimistes, Richard Brumm et Gérard Collomb ont présenté le rapport de cette affaire qui coûtera finalement à la Métropole plus de 128 millions d’euros en indemnités de sortie. Pour certains conseillers, cette option était « la moins pire », pour d’autres, elle illustre un « véritable aveu de faiblesse » de la part de la Métropole.
Michel Mercier et Gérard Collomb annoncent les contours financiers de la création de la métropole
Pour la deuxième fois en 2016, le conseil de la métropole du Grand Lyon va se réunir pour délibérer de ses projets. À l'ordre du jour, deux sujets sensibles devraient être abordés : la question des emprunts toxiques contractés par le département du Rhône et la taxe sur le prélèvement des ordures ménagères.
Christophe Guilloteau
Christophe Guilloteau avait promis durant la campagne de lancer un grand audit sur les finances du département. Élu à la tête du conseil départemental, il a tenu parole. Et l'étude des finances de la collectivité laisse apparaître un trou estimé entre 44 et 56 millions d'euros que la majorité précédente aurait sciemment masqués.
Collomb et Mercier
Lundi 26 janvier, la métropole votera son tout premier budget. Avec la nouvelle répartition de la dette, la métropole devra supporter une partie des emprunts toxiques contractés par le département du Rhône.
Musée Confluences
380 millions d’euros. C’est le chèque, plutôt gonflé, que devront signer Danielle Chuzeville et Gérard Collomb afin de se défaire de trois emprunts toxiques. Du jamais vu. La facture a plus que doublé depuis la décision de la Banque nationale suisse (BNS), la semaine dernière, de ne plus maintenir le franc suisse à la parité de 1,20 franc par euro.
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Dans une enquête menée en juillet 2012, Lyon Capitale avait révélé que le Grand Lyon détenait un prêt toxique de 3,8 millions d'euros.
LC 714 p. 40-41
ENQUÊTE - Dix milliards d’euros de dette toxique grèvent le budget des Français. Les victimes ? Des souscripteurs d’emprunts immobiliers en francs suisses.
Dans l’Hexagone, 4 600 personnes auraient contracté des emprunts Helvet Immo, commercialisés par BNP Paribas Personal Finance, et seraient touchées par des augmentations de remboursements qui atteignent 30 % à 40 %. Parmi les victimes, plusieurs centaines de Rhônalpins.
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Des documents que Lyon Capitale s'est procurés contredisent les propos du président du Sytral qui affirme que le syndicat n'a pas souscrit de prêts toxiques.
LC 713 tableau p. 34
À en croire Michel Mercier, Gérard Collomb ou Bernard Rivalta, la crise des prêts toxiques qui a frappé les finances publiques de l’agglomération est derrière nous. Lyon Capitale a voulu en savoir plus, et révèle une situation bien moins rose que ce que disent les communiqués officiels. Nous avons ainsi retrouvé près de 570 millions de prêts à haut risque dans les finances locales. Beaucoup pourraient évoluer de manière catastrophique si l’Europe s’enfonçait dans la crise ou que, par exemple, la Grèce sortait de l’euro.Une enquête à lire dans Lyon Capitale-le mensuel de juillet-août.
Michel Mercier
EXCLUSIF - Six emprunts toxiques qui grèvent le budget du département du Rhône vont être renégociés par Michel Mercier.Mis à jour à 15h35 : Thierry Philip réagit

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