Yoann Gourcuff rejoint l'OL !

En proie à de grandes difficultés au milieu de terrain, l’arrivée de Yoann Gourcuff, meneur de jeu des Girondins de Bordeaux, était très attendue entre Rhône et Saône. Elle a été officialisée par les deux clubs dans la soirée de lundi. Le transfert est évalué à 22 millions d'euros avec une prime de 4,5 millions d'euros en cas de revente du joueur. (Article mis à jour le 24/08 à 12h)

Parmi l’état-major rhodanien, il faisait l’unanimité. Par les temps qui courent, ce n’est pas courant. Jean-Michel Aulas, Bernard Lacombe et Claude Puel étaient tous trois très favorables à l’arrivée du meneur de jeu de l’équipe de France. Il est même attendu comme le messie d’un milieu de terrain orphelin de Juninho depuis plus d’un an. Entraîneur, décideurs,mais aussi supporters qui dans leur grande majorité se réjouissent de la venue de Yoann Gourcuff pour 4 ou 5 ans. A la radio, sur les forums Internet, tous soulignent son intelligence de jeu, son sens du collectif et ses qualités sur les coups-francs, armes essentielles dans le football moderne. Il peut en effet rayonner dans un 4-3-3 à la lyonnaise, aux côtés de Miralem Pjanic. Le Bosniaque, déchargé de la pancarte « meneur de jeu de l’OL » à tout juste vingt ans, jouerait alors certainement plus libéré. A moins que Claude Puel change de système de jeu et place Gourcuff plus haut, derrière l’attaquant. Quoi qu’il en soit, l’OL dispose enfin d’un relayeur et accélérateur de jeu de renom capable de faire la différence sur n’importe quelle pelouse d’Europe.

Bordeaux s’est fait une raison

Depuis dimanche, la rumeur gonflait. Peu enclin à lâcher son joueur vedette, le président Jean-Louis Triaud semblait s’être fait une raison. Il n’était pas joignable ce lundi après-midi, tout comme l’avocat du joueur Didier Poulmaire. Son père Christian, entraîneur de Lorient, nous a confié ne pas vouloir s'exprimer sur le sujet, préférant davantage évoquer la rencontre entre son équipe et l'OL, ce samedi. Depuis la fin de saison dernière, le Breton ne faisait plus l'unanimité dans le vestiaire girondin et ses relations avec Jean Tigana n’étaient pas au beau fixe. De plus, les liquidités d’un transfert de Gourcuff permettent d’assainir les finances girondines. Une arrivée de l'ex-Bordelais à Lyon qui s’inscrit dans une certaine logique. Le club et l’environnement rhodanien correspondent bien au natif de Rennes, au caractère plutôt réservé et conciliant. Un peu à l’image de ses deux amis de l’équipe de France, Toulalan et Lloris, pas étrangers à la réussite des négociations.

Gourcuff, présent sur la photo officielle ?

Après le piètre début de saison de l’OL, avec une qualité de jeu proche du néant, l’urgence de la situation a remis le dossier Gourcuff au centre de l’actualité lyonnaise. Assez onéreux, le coût de l’international français – avoisinant les 22 millions d’euros (plus 4,5 millions de bonus) - devrait en partie être pris en charge par Jérôme Seydoux. Un investissement qui n’est pas sans rappeler celui que cet important actionnaire de Lyon (le patron de Pathé détient 22,8 % du capital de l'OL, NDLR) avait effectué lors de la venue de Sonny Anderson en 1999, permettant ainsi à l’OL de franchir un cap. Bernard Lacombe avait alors œuvré en coulisses afin de convaincre le coprésident de Pathé. Tombé d’accord avec l’OL sur les modalités de son contrat, l’arrivée du meneur de jeu tant attendu à Lyon est désormais actée. Yoann Gourcuff devrait être présenté à la presse mercredi avant de prendre part à la photo officielle 2010-2011, initialement prévue mardi et repoussée au lendemain. Un bien joli coup des dirigeants rhodaniens. Jean-Michel Aulas, dès l'officialisation du transfert, déclarait, ravi, sur I-Télé : "Tous les joueurs souhaitaient ardemment son arrivée. On va tout faire pour que Yoann puisse jouer samedi. L'essentiel a été fait. Mais ceci étant, jusqu'au 31 août, on a la possibilité de faire un certains nombre de choses. Tout est possible..."

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