Lisandro veut rester sauf si on lui demande de partir

Il était temps. Depuis le revers à Toulouse (2-0), aucun cadre n'était venu s'exprimer face aux médias. Lisandro, réputé peu bavard, a accepté mercredi d'évoquer la crise qui couve autour de l'équipe lyonnaise et son avenir à Lyon.

Quelle est votre explication du non-match à Toulouse ?

Lisandro Lopez : Il n'y a pas grand-chose à dire. Simplement, c’était un désastre à tous les niveaux. Il faut passer à autre chose en analysant les erreurs que nous avons commises et ne plus les commettre. Chaque joueur de l’effectif est coupable et doit se remettre en question. Aujourd’hui, il faut passer à autre chose et avoir soif de victoire.

Quel est votre rôle au sein du vestiaire pour remédier à ces difficultés ?

Vous me connaissez, non ? J’ai énormément de caractère et je m’énerve facilement. Mais justement, en ce moment, j’essaye de garder mon calme. Lorsque je suis à bout nerveusement, je me canalise. J’essaye de transmettre des ondes positives à mes coéquipiers.

Avez-vous le sentiment qu'une défaite face à Marseille puisse vous mettre définitivement KO ?

Ce championnat est assez particulier. Un peu bizarre. Une équipe peut être première à un moment donné et une ou deux semaines plus tard descendre d'un coup à la troisième place. En cas de défaite contre Marseille, on ne serait pas champion. On pourrait même compromettre notre place en Ligue des Champions. Ceci dit, je suis complètement positif et je ne pense pas à une défaite. Ce serait vraiment très difficile de nous relever si on perdait contre l'OM.

La saison dernière, le duel OL-OM (5-5) avait été l’un des plus beaux matchs de la saison avec cinq buts de chaque côté. Pensez-vous l'OL capable de reproduire un tel match ?

Comme je l’avais dit à l’issue de cette rencontre, ce match avait été un très beau spectacle pour le public. Mais pour moi, c’était surtout un condensé d’erreurs. Honnêtement, je préfère l’emporter 1-0 dimanche.

Selon vous, quel est l'adversaire le plus dangereux pour l'OL en cette fin de saison ?

C'est nous mêmes ! Si on joue à notre niveau, on peut faire un carton plein. Il ne faut surtout pas reproduire les mêmes prestations que face à Montpellier ou à Toulouse.

Jusqu'au match retour à Madrid, l'OL avait opté pour une organisation tactique assez stable qui avait permis à l'équipe de revenir en haut de tableau. Depuis, il y a eu beaucoup de changements d'une semaine à l'autre. Qu'en pensez-vous ?

(Long silence et grand sourire). C’est une question qu’il faudrait poser à l’entraîneur…C’est lui qui décide du système. Il reste cinq matches à disputer et qu’on joue bien ou pas, dans tel ou tel système, c’est secondaire. Le plus important, c’est de gagner nos dernières rencontres.

Vous êtes à Lyon depuis deux saisons. Est-ce la période la plus difficile ?

Je ne peux pas le nier. C’est une période particulièrement compliquée et difficile à vivre. Depuis que je suis à Lyon, je n’ai gagné aucun titre. Il me reste cinq matches pour en gagner un (sourire). La demi-finale de la Ligue des Champions disputée la saison dernière a été un bon moment pour moi. Mais la réalité, c'est que je n'ai rien gagné depuis deux ans.

Justement, vous aviez déclaré ne pas vouloir quitter Lyon sans avoir remporté un titre. Est-ce toujours le cas ?

Je l’ai dit. Vous souhaitez que je le répète ?

Même si l’OL ne se qualifie pas pour la Ligue des Champions ?

Oui, je resterai. Sauf, si on me demande de partir (sourire).

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