L'OL termine en beauté

Vainqueurs du Mans (2-0) lors de la 38ème et dernière journée de Ligue 1, les Gones finissent finalement à la deuxième place du classement, synonyme de qualification directe pour la Ligue des Champions 2010-2011. Une rencontre marquée par les adieux de Sidney Govou, après 11 saisons de bons et loyaux services.

Après sa victoire mercredi dernier face à Monaco (3-0), l’OL se devait de battre Le Mans pour s’assurer une place sur le podium de Ligue 1. Mieux, les Gones pouvaient même terminer dauphins de Marseille en cas de faux-pas de Lille à Lorient. Les nouvelles du Moustoir étant bonnes (victoire de Lorient 2-1), l’OL ne pouvait pas laisser passer une si belle occasion. Après une première période stressante, l’expérience lyonnaise a largement pris le dessus sur la jeunesse mancelle. Victorieux 2-0, les Lyonnais se qualifient pour la 11ème fois consécutive pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Une sacrée performance.

Respect, Govou !

Claude Puel avait martelé avant le match que les trois points étaient loin d’être acquis, que rien n’était encore fait, malgré la victoire face à Monaco. Le première période lui donne raison. Les Lyonnais ne parviennent pas à déjouer la défense adverse. Il faut attendre le temps additionnel de celle-ci pour que Bafé Gomis ouvre le score sur un corner mal repoussé par les Manceaux. (1-0, 45ème). La seconde mi-temps n’est qu’une formalité pour les Gones, largement supérieurs dans tous les compartiments du jeu. Sur un merveilleux travail de Lisandro, Pjanic parachève le succès lyonnais d’un plat du pied salvateur (2-0, 68ème). La victoire en poche, le public de Gerland peut fêter sans retenue Sidney Govou. Le natif du Puy-en-Velay, dernier dinosaure de la période de suprématie lyonnaise, quitte l’arène de Gerland sous une vibrante standing ovation. Avec près de 400 matchs sous le maillot rouge et bleu, tant de buts importants et une fidélité à toute épreuve, il est salué à sa juste valeur.

Une saison paradoxale

Que retenir de cette saison de l’OL. Si paradoxale, si étonnante. Le premier constat est celui des titres glanés. Habitué à collectionner les trophées depuis 10 ans, l’OL n’a rien gagné cette saison, comme l’année dernière. Alors une saison ratée ? Au plus bas en décembre, les Lyonnais ont courageusement renversé une situation bien mal engagée. Finalement deuxièmes, avec la Ligue des Champions assurée la saison prochaine, l’OL a sauvé l’essentiel. Et puis, impossible d’occulter l’aventure européenne, où l’OL a atteint pour la première fois de son histoire le dernier carré, avec notamment des exploits à Liverpool et Madrid. Des hauts, des bas, des très hauts, des très bas, où comment résumer une saison lyonnaise truffée de paradoxes.

Quid de la saison prochaine ?

La maison rhodanienne, malgré de nombreux soubresauts, ne s’est jamais écroulée. Au contraire de Bordeaux, l’OL a prouvé toute la solidité de sa structure et par conséquent la grandeur du club. A coup sûr, les Lyonnais auront comme objectif dès le mois d’août la reconquête du titre de Champion de France. Jean-Michel Aulas devrait se donner les moyens de ses ambitions. Malgré le départ de Grégory Coupet, il y a deux saisons, celui de la légende Juninho en mai dernier, et celle de Sidney Govou cette année, les trois hommes aux sept titres, l’OL apparaît toujours comme l’équipe française phare de ce début de millénaire, celle qui dégage le plus de garanties.

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