Cascol Football : "Président d’un club amateur, ça demande beaucoup d’énergie"

Kamel Ait Mahiout a décidé de démissionner pour des "raisons professionnelles" de son poste de président du Cascol Football. L’occasion d’évoquer, avec lui, les nombreuses problématiques liées au football amateur.

En poste depuis 2014, Kamel Ait Mahiout a décidé de quitter le Cascol Football. "J’ai essayé de mener à bien ma tâche pendant toutes ces années. C’est un peu égoïste de part, mais j’ai choisi la vie professionnelle, explique-t-il au micro de "6 Minutes Chrono". Aujourd’hui, occuper le poste de président d’un club amateur, ça demande beaucoup d’énergie. C’est un poste à 200 %, il faut être à l’affût de tout. Il faut gérer le sportif et surtout le financier." Le nerf de la guerre. "Le modèle est simple : on a les licences, c’est environ 30 % de l’apport et on ne peut pas demander aux parents de payer plus. Ce n'est pas possible, insiste-t-il. C’est l’histoire de l’œuf et la poule, il faut donc aller chercher des partenaires et organiser des festivités, mais on a été pénalisés par le Covid."


"Les clubs professionnels ne sont pas là pour aider les clubs amateurs"


Par ailleurs, Kamel Ait Mahiout dresse un autre constat : il existe un énorme fossé entre le football pro et amateur. Le Cascol Football a essayé de collaborer avec des clubs professionnels. En vain. "Les clubs professionnels ne sont pas là pour aider les clubs amateurs, regrette Kamel Aït Mahiout. On a commencé un partenariat avec l’OL , car on est à Lyon, on pensait qu’il allait y avoir une bonne entente. Au début, ça marche toujours bien. Puis, on commence indirectement à nous mettre des bâtons dans les roues. On ne laissait pas nos gamins jouer contre d’autres clubs pros alors que ce n’était pas une concurrence, mais on voulait leur permettre d’avoir du temps de jeu." Au bout de trois ans, le Cascol rompt le contrat et s’associe avec Montpellier. "Avec Robert Nouzaret, un homme de cœur, cela s’est très bien passé, c'était du donnant-donnant. A son départ (à la retraite), c’est devenu très bureaucratique, avec des protocoles. On a donc tout arrêté."

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