La grande misère de la presse française

“Pour mémoire, on rappellera que la presse quotidienne après la Seconde Guerre mondiale redémarra, en de nouvelles mains, plus propres, mais sans capitaux ni assises solides. Au cours des Trente Glorieuses, les patrons des journaux parisiens, Robert Hersant en tête, pour avoir la paix sociale, laissèrent au Syndicat du livre un certain nombre d’avantages : ces largesses finiront par coûter cher quand les difficultés surgiront. Depuis trente ans en effet la presse ne cesse de décliner, faute de lecteurs, faute surtout de désir, d’engagement, de style, d’un peu tout à vrai dire.”

“En province, évidemment, ce fut pire. Vu d’Allemagne ou d’Italie, on comprend mal qu’une grande métropole comme Lyon n’ait pas un quotidien digne de ce nom avec quelque ambition éditoriale. Mais on sait qu’à Lyon – comme dans d’autres villes – la bourgeoisie et les élites, foncièrement conservatrices, ne souhaitèrent pas financer ou encourager une presse de qualité, qui aurait pu le moment venu mener des enquêtes, gêner ou même seulement fomenter un “mauvais esprit”.”

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