Antoine, Auguste et Louis Lumière : la projection du monde

Il y a 120 ans, le 28 décembre 1895, les frères Lumière organisaient la première projection publique et payante du cinématographe.

Flash-back. Extérieur, jour. Mars 1895. Chemin Saint-Victor, à Lyon. Louis Lumière filme les ouvriers sortant de l’usine qu’il dirige avec son frère, la Société Anonyme des Plaques et Papiers Photographiques Antoine Lumière et ses fils. Tous sont en tenue du dimanche, les ouvrières ont troqué les pantalons qu’elles portent habituellement à l’usine pour robes et chapeaux. Dans la foule de ceux qui sortent, on cause, on se marre. Peut-être parce que c’est le patron qui demande, peut-être pas seulement. Louis vient de mettre la dernière touche à son invention. Caméra, tireuse et projecteur tout en un, la machine pèse moins de cinq kilos et est d’un usage prodigieusement facile. Le 22 mars, lors d’une présentation devant la Société d’encouragement pour l’industrie nationale à Paris, il montre son film. Neuf mois plus tard, le 28 décembre, dans une salle située au sous-sol du Grand Café, 14 boulevard des Capucines, la première projection publique et payante du cinématographe est organisée par Antoine, le père. Dix ans plus tard, en 1905, les Lumière cesseront de produire des films. Leur catalogue comportera en tout 1422 films, dont une vingtaine tournés par Louis lui-même.

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