Villeurbanne 2008 / Débat Bret-Chabert-Moralès : le logement

C'est assez ? Trop ? Pas assez ?
Moralès : C'est parfait, mais ça ne doit pas être quelque chose de gelé. Quand vous mettez 78 % d'HLM dans un coin, rien ne marche... Donc il faut les répartir, travailler à l'accès social à la propriété, en construire de nouveaux, en vendre d'autres.

Bret : 25 % c'était l'objectif de la ville depuis de nombreuses années. Les répartir, très bien, mais Saint-Jean a été construit dans les années 70, on ne va pas tout démolir ! Il faut par contre porter l'effort là où il y en a le moins, dans les quartiers plus proches du centre-ville. Aujourd'hui, les opérateurs privés ont compris que la volonté de la ville, à travers le plan local de l'habitat, est d'en faire dans leurs programmes. Ce n'était pas le cas au début de mandat.

Chabert : Le premier plan local de l'habitat a été lancé en 92, j'ai eu l'honneur de le piloter au Grand Lyon et il a été voté à l'unanimité. J'ai instauré personnellement la règle des 20 % d'habitat social dans les ZAC. Pourquoi ? Parce que je crois à une réelle mixité. Je partage tout à fait ce qu'a dit Richard Moralès, la concentration est néfaste. Par conséquent il faut tout faire pour réajuster la mixité. Vendre 5 à 10 % des logements sociaux me paraît une nécessité. En vendant, on donne de la fuidité et on dispose des moyens pour en construire de nouveaux. Quand des gens habitent en HLM pendant 20, 30, 40 ans, s'il y a un moyen de leur permettre d'être dispensés de payer un loyer quand ils arrivent à la retraite, ça me semble une priorité.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut