Villeurbanne 2008 / Débat Bret-Chabert-Moralès : La question qui fâche

Un maire ne doit-il pas fédérer les compétences, plutôt qu'exclure les voix dissonantes ?
Bret : Je ne pense pas qu'on puisse parler d'exclusion de qui que ce soit. Il y a une vie politique un peu agitée, dont chacun peut témoigner ici. M. Moralès était candidat pour la première fois en 2001 avec des colistiers qui sont aujourd'hui avec M. Chabert et dont lui-même ne veut plus entendre parler... La presse dit que Jean-Paul Bret a su rassembler la gauche autour de lui. Je m'en tiens à ça.

Lyon Capitale : M. Moralès, votre projet semble avoir beaucoup d'atomes crochus avec celui de M. Chabert. Vous venez de la gauche, allez vous basculer à droite au deuxième tour ?
Moralès : Vous avez mal compris la philosophie du Modem. C'est la fusion nécessaire entre une politique sociale responsable et une politique économique efficace. Le centre, c'est une autre voie que l'affrontement droite - gauche. (...) Au deuxième tour, je verrai qui voudra s'allier avec moi, puisque je serai en tête.
Bret : Je ne peux pas l'empêcher d'y croire...
Moralès  : Ne riez pas comme ça, vous vous faites du mal. Vous reprenez cette image de mépris que tout le monde vous reproche.
Bret : Je peux quand même être un peu dubitatif quand vous dites "je serai en tête". Je ne le dis même pas pour moi. Les électeurs vont se prononcer dans 8 jours, j'ai la patience d'attendre.

Lyon Capitale : vous espérez vous allier avec M. Moralès au second tour ?
Bret : J'espère être suffisament en tête pour me retrouver au centre du jeu.
Moralès : Pour moi ce n'est pas un jeu.
Lyon Capitale : M. Chabert, quand vous voyez les difficultés de Perben à Lyon, ne vous dites-vous pas que c'est à Lyon que vous auriez eu plus votre carte à jouer ?
Chabert : Je suis venu par raison à Villeurbanne, c'est vrai. Je connaissais un peu la ville pour avoir eu des responsabilités au Grand Lyon, quoi qu'en dise M. Bret. Et j'y suis aujourd'hui réellement par passion. C'est une ville qui par la diversité humaine et urbanistique qu'elle incarne, la richesse de son histoire et la force de ses atouts constitue pour moi un potentiel extraordinaire. J'y vais très sincèrement avec toute ma force, mon énergie, et tout mon coeur. Mais surtout avec beaucoup de sincérité.

Lyon Capitale : Ça veut dire que vous resterez à Villeurbanne en cas d'échec ?
Chabert : Bien entendu. Je l'ai d'ailleurs prouvé après les législatives.
Moralès : Moi en cas de victoire je reste à Villeurbanne !

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