Thomas Thévenoud
MAXPPP/christophe Petit Tesson

Thomas Thévenoud a aussi du mal avec les comptes de campagne

EXCLUSIF – Les révélations s’accumulent autour du cas Thomas Thévenoud, démissionné du Gouvernement pour non-déclaration d’impôts. On s’aperçoit que, déjà en 2012, le candidat à la députation Thévenoud s’était fait retoquer dans un premier temps ses comptes électoraux. Avant de subir une révision à la baisse du remboursement par l’État de ses frais de campagne.

Vous avez dit "phobie administrative" ? On se perd dans les révélations sur le cas du député Thomas Thévenoud, fraîchement "démissionné" du Gouvernement, puis du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. L'élu de la première circonscription de Saône-et-Loire ne s'est semble-t-il pas acquitté de ses impôts depuis 3 ans, de son loyer durant la même période et a omis de déclarer qu'il gérait une entreprise individuelle. Enfin, Thomas Thévenoud n'aurait pas payé ses amendes collectées avec sa voiture de fonction de vice-président de la communauté urbaine de Creusot-Montceau, entre 2008 et 2012, selon Le Parisien.

C'est tout ? Apparemment non.

Lyon Capitale s'est penché sur les comptes de campagne du candidat Thévenoud aux législatives 2012. L'analyse des comptes simplifiés, rendus publics par la Commission des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), témoigne de la "phobie administrative" de M. Thévenoud.

“Irrégularités”

Le député ex-socialiste fait partie des 17 candidats (sur... 4 382) à avoir reçu la décision peu enviable d'"approbation après réformation avec modulation du remboursement" de la part de la CNCCFP. En clair, ses comptes de campagne ont été rejetés dans un premier temps avant d'être révisés et de finalement recevoir moins de remboursements de l’État. En tout, ils sont 22 en France à s’être vus “modulés” : "Compte tenu de la nature et de l’importance relative des irrégularités constatées, la commission a procédé à une diminution du remboursement, et non au rejet du compte, en prenant des décisions de modulation", expliquait la Commission en 2013.

Sur cette campagne électorale, le futur député a déclaré 49 085 euros. Or il a dépensé près de 1 000 euros de plus, selon la Commission.

Thomas Thévenoud n'a finalement été remboursé par l'État qu'à hauteur de 27 951 euros. Dans la même circonscription, sa rivale Christine Robin a reçu 3 844 euros de remboursement de plus que Thévenoud, tout en ayant dépensé 8 461 euros de moins que le candidat socialiste. Cela donne une vague idée de la sanction infligée par la CNCCFP.

Lyon Capitale n'est pas parvenu à joindre l'intéressé, qui refuse jusqu'à ce jour de démissionner de son poste de député.

En attendant d'éventuelles autres révélations sur sa personne, Thomas Thévenoud a poussé mardi ce cri du cœur : "Ça suffit maintenant, je m'en prends plein la gueule !"

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