Richard Morales veut refonder le centre-droit

L'élu villeurbannais quitte le MoDem et critique vertement la stratégie de François Bayrou. Il fonde l'Union centriste des démocrates, espérant rallier les anciens UDF.

Richard Morales quitte le MoDem sans regrets. Il a décidé d'appeler au rassemblement de tous les centristes du Rhône, ex-UDF, Nouveau Centre, Démocrates sans étiquette, au sein de son association politique créée le 23 février 2009, qui sera rebaptisée lors de la prochaine Assemblée Générale en juin, Union Centriste des Démocrates (UCD). "Le MoDem est dans une impasse politique à cause du sectarisme de François Bayrou qui s'est isolé politiquement et qui a basculé à gauche, en tolérant notamment des idées d'extrême gauche."

Begag, "un ami"

Selon lui, l'erreur originelle est d'avoir coupé l'aile droite de ce mouvement. Très critique vis-àvis de l'ancien candidat à la présidentielle, Richard Morales n'a en revanche pas la dent dure à l'égard d'Azouz Begag, tête de liste du MoDem aux régionales. "C'est un ami, affirme-t-il d'emblée. Il a rempli cette mission avec beaucoup d'humilité. Il a relevé le défi alors qu'il avait tout à perdre. On savait que c'était perdu d'avance". Par contre, Eric Lafond n'est pas dans ses petits papiers : "il mène un combat d'opportunisme, il a voulu s'emparer des cendres de l'UDF sans qu'une autre tête n'émerge".

Pour le conseiller municipal villeurbannais, il faut faire évoluer le centre. "J'ai lancé un appel, qui a déjà été entendu puisque 120 personnes nous ont rejoint et des démarches similaires émergent dans d'autres régions." Ce centriste marginalisé dans son parti politique, mais démocrate convaincu, refuse les extrêmes et affirme ne vouloir ni "d'une gauche qui flirte avec les extrêmes gauches et d'une droite sarkozienne qui fait l'éloge de Marine Le Pen". "Nous ne rentrerons pas, contrairement à François Bayrou, dans le jeu des grosses écuries," affirme-t-il.

Michel Mercier, Christophe Geourjon avec lui ?

La synergie entre tous les centristes, c'est le mot d'ordre de Richard Morales. Pour défendre "une politique de sagesse et de raison, mais répondre aux urgences sociales par une politique volontaire guidée par la justice sociale et la raison économique. " Il a déjà prévu de constituer des groupes de réflexion et de travail, en collaboration avec le rassemblement centriste rhodanien (Michel Mercier, Christophe Geourjon, Jean Arthuis), pour travailler à la constitution d'un parti du centre, plus pérenne et proche des idées de l'ancienne Union pour la Démocratie Française (UDF). Faudrait-il comprendre que ce futur parti, s'il réussit à émerger, sera centre-droit ?

Richard Morales ne cache pas qu'il a déjà réfléchi à de potentiels candidats pour l'élection présidentielle de 2012. "Mais ne brûlons pas les étapes, ne reproduisons pas les erreurs de Monsieur Bayrou, il nous faut d'abord devenir une force politique, avant de donner le nom d'un candidat", indique-t-il.

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