Règlements de comptes au Modem

La voici.

"Dès avant l'investiture téléphonique accordée à Mr. Lafond en tant que chef de file du Modem aux élections municipales de Lyon, celui-ci menaçait déjà de " couper des têtes " et d' " exclure " ( ? !...) de leur parti les adhérents du Modem qui ne seraient pas convaincus de sa capacité à être le meilleur maire de Lyon...

De même qu'il stigmatisait, au lendemain de cette même investiture, leurs " choix de carrière personnelle " et rappelait, à qui veut l'entendre, qu'ils se plaçaient " en marge du mouvement " comme simples " épiphénomènes " qui ne " représentent qu'eux-mêmes ".
Ce qui, au passage, fait peu de cas de ceux qui leur apportent leur parrainage...

Compte tenu des circonstances de sa désignation, je l'appelle à plus de modestie.
Ces anathèmes agressifs ne sont pas rassembleurs et augurent mal de la conduite et du résultat de cette candidature.

Et pour l'élu démocrate que je suis, ces oukases en provenance d'un nouvel adhérent, arrivé il y a à peine quelques mois au sein de notre famille politique, ont quelque chose d'un peu surréaliste...

Je laisse ces menaces à la place qui est la leur tout en prenant acte des nouvelles consignes parisiennes.

A la suite du forfait définitif de la liste Modem de C.Geourjon (son mail du 29 Janvier annonçant l'ouverture de " discussions " avec ses compétiteurs) , et en l'absence de toute nouvelle investiture officielle (officialisée le 6 Février), considérant par ailleurs que ces élections d'intérêt local ne doivent pas constituer un enjeu partisan ou national et qu'une liste constituée à la hâte et " à la diable " n'était plus compatible avec le temps de la démocratie et l'efficacité d'une campagne, nous avons, avec mes amis, appelé François Bayrou à soutenir, dès le premier tour, la candidature de Gérard Collomb en tant que candidat le mieux à même d'incarner nos convictions centristes et démocrates et de les mettre en œuvre dans un programme ambitieux pour les lyonnais.

Dans le contexte présent de cette nouvelle candidature Modem lyonnaise, et en cohérence avec nos positions, il reste à nos yeux le seul choix crédible à l'alternative qui nous est offerte.
Je privilégie donc définitivement un choix clair et pragmatique pour les électeurs à une candidature qui, sous couvert d'" indépendance " et de " liberté ", renvoie dos à dos deux candidatures qui ne se valent pas.
Il s'agit d'une démarche libre et volontaire. Car tout ne vaut pas tout. Et pour moi, comme pour mes amis, Gérard Collomb ou Dominique Perben, ce n'est pas " bonnet blanc et blanc bonnet "...

Ce qu'a bien compris d'ailleurs une certaine co-listière de Mr. Lafond, notre amie A.Pellet, qui, outrepassant les consignes de son parti, avait soutenu, communiqué à l'appui, l'ex-député E.Hamelin aux côtés d'une ministre du gouvernement Sarkozy lors des élections législatives de Juin dernier. Ce qui est bien sûr son droit le plus strict, mais lui retire celui de s'ériger en donneuse de leçons d'indépendance ou de considérer que ses collègues " appartiennent au passé ".

De même pour notre ami Christophe Cédat, ancien président du comité de soutien du même E.Hamelin lors des mêmes échéances électorales pour le premier arrondissement.

Force est de constater aujourd'hui que cette candidature " indépendante " n'est plus en mesure de s'assurer des véritables moyens de son succès, donc de ses promesses.

Le " principe de réalité ", c'est-à-dire la loi électorale, commande qu'il faut à chaque liste, en fonction des arrondissements, entre 15 % et 30 % des voix au second tour pour que ceux-ci envoient leur premier élu au conseil municipal de Lyon. A condition bien sûr que la liste obtienne 10 % au soir du premier (afin de se maintenir au second).

Mr. Lafond pense-t-il pouvoir atteindre, sur sa simple qualité et notoriété, un score deux à quatre fois supérieur à celui (7 %) dont était crédité le dernier candidat en date soutenu par François Bayrou (C.Geourjon) ? Non bien sûr, il ne le croit pas lui-même.
Et le (double) bluff et la " méthode coué " ont leurs limites.

Tout se passe comme si son discours devait servir d'alibi à... sa propre élection (si tant est qu'il passe la barre des 5 % dans son propre arrondissement afin de pouvoir négocier une " fusion "..), ainsi que de support à une tentative d' " OPA " future sur les instances locales de notre parti, lui permettant de poursuivre, en " chevalier blanc ", la carrière partisane qu'il appelle de ses voeux.

Ceci, dans une logique d'" entrisme " et de prise de pouvoir : de " participation citoyenne " à " Cap 21 " jusqu'au Modem, en passant par l'UDF. Une stratégie " implacable " si bien décrite par ailleurs dans ses mails des 7 et 8 Juin derniers (bien avant les suspicions de ralliement de l'ex " liste officielle " du Modem à D.Perben...).
Autant de chevaux de Troie.

D'ailleurs, la structure financière politique patiemment constituée par Mr. Lafond prouve, s'il était besoin, qu'il s'agit là d'un projet de longue haleine.
Mais il y a des limites à l'opportunisme et à l'absence de convictions. Et les " Fouquier-Tinville " s'exposent toujours aux réactions thermidoriennes...

La démocratie n'est pas un casino électoral, où un " trader politique " peut se fantasmer, derrière son écran d'ordinateur, comme le démiurge d'une élection.
Même si le " cinquième pouvoir " du " net " constitue pour la démocratie un indéniable apport, la démocratie virtuelle ou " second life " n'est pas ce que je souhaite pour le parti qui porte mes idées. Dans la vie de la cité, les mots doivent avoir le poids des choses et des moyens concrets à même de faire advenir une réalité meilleure pour la vie de nos concitoyens.

La stratégie - officielle - de Mr. Lafond (" indépendance aux deux tours " !), justifiant la " pureté " de sa démarche, pourrait bien, dans les circonstances actuelles de cette candidature, ne consacrer que...zéro élus pour notre parti.

Je ne suis pas de ceux qui acceptent cette perspective.

La véritable indépendance et la véritable liberté d'un parti est celle de pouvoir agir et de peser sur les choix de la collectivité.
Ce que ne permet pas bien sûr l'absence d'élus pour le Modem.

Mais, bien sûr, là n'est pas son propre calcul personnel.
L'" indépendance " et la " liberté " de Mr. Lafond sont avant tout celles de négocier sa " place " (entre autres ?) au soir du premier tour...
Après lui en avoir servi de prétexte la veille.

Nous savons aujourd'hui, comme la presse l'a révélé, que l'échec de ses négociations avec G.Collomb, au soir du premier tour des élections municipales de 2001, ont dû beaucoup plus à la nature exorbitante de ses prétentions qu'aux " principes " mis en avant par Mr. Lafond dans les réunions publiques tels que son exigence de non cumul des mandats pour le Sénateur-Maire.

De plus, les équipes de ce dernier s'étaient étonnées de ce que Mr. Lafond négociait, selon les arrondissements, ses postes avec les deux camps à la fois. Ceci, au nom de la " participation citoyenne "...
Probablement sa façon à lui de lever le clivage droite/gauche.

Je ne souhaite pas assister dans ma ville à une " fin de parti(e) " à la Beckett où tout sens aurait déserté un théâtre d'ombres. Celui de l'électoralisme sans principes.
La situation de notre parti à Lyon, ainsi que celle de notre fédération du Rhône, résulte d'une carence de management politique que je ne peux que déplorer.

Par égard et respect pour les électeurs du Modem, une véritable liste "indépendante" devait être constituée il y a déjà plusieurs mois pour les convaincre des moyens de son indépendance véritable : celle qui permet de faire " bouger les lignes ".

J'ai personnellement soutenu fidèlement et activement les seuls candidats à même de la garantir par leur maintien au second tour : Anne Marie Comparini et Azouz Begag.
Ils seraient aujourd'hui en mesure de figurer dans le binôme de tête au soir du premier tour et de faire élire des candidats issus d'une liste Modem, au soir du second.

La première a été " oubliée ", et on "dissuadé" (c'est un euphémisme...) le second qui, de surcroît, n'a pas reçu le soutien massif (et pour cause...) dont se vante Mr. Lafond.
Lui-même si prompt à se revendiquer de soutiens imaginaires.

Azouz Begag, qui encourage aujourd'hui notre démarche auprès de Gérard Collomb, a reconnu dans une interview récente, l'insuffisante mobilisation des amis de Mr. Lafond.
Eric Desbos et moi-même avions convaincu de concourir un candidat dont le score était crédité - au départ ! - de près de 15 %.
Qu'en ont-ils fait ?

Mon propre soutien n'a pas été étranger au nombre important de parrainages qui l'ont fait triompher au premier tour de nos primaires internes. Il n'y aurait pas été candidat si je ne l'avais convaincu, avec Eric Desbos, de mon engagement en rangeant derrière lui le candidat que j'étais. Au risque d'accepter de n'être pas moi-même le candidat choisi par les militants.
Etranges primaires...

D'emblée, je n'avais pas compris alors l'absence de Mr. Lafond (le " co-candidat ") lors de la première réunion publique de cette candidature (il " planchait " en tant qu'ex- (ou futur ?) candidat devant les " jeunes " du Modem...).

Pas plus que je n'avais compris celle de sa douzaine d'adeptes. Les professionnels-compétents du commentaire numérique, préférant sans doute visionner le débat sur le " net ", n'étaient pas dans la salle... Au motif qu'ils ne font pas de politique " à l'ancienne ", selon les propres termes de Mr. Lafond...

Mais où était-ils les mêmes qui acclament aujourd'hui l'" indépendance " de sa candidature lorsqu'il s'agissait de soutenir Azouz Bégag ?

Pas dans la salle du " Rendez-vous des amis "... Pas plus que dans celle du premier " débat " entre candidats. Les rares présents ne l'avaient pas soutenu face aux attaques les plus basses, tout en ayant exigé sa présence... Certain(e)s l'avaient même pris à partie de manière véhémente, après avoir regretté, de manière affectée, sa candidature.
Les mêmes qui sont aujourd'hui aux côtés d'Eric Lafond...

Pas plus que je n'avais non plus compris la (mauvaise) manière qu'avait eu celui-ci d'" exiger" sa propre présence lors d'une interview télévisuelle que l'on sollicitait de ma part.
De même sa façon d'exiger également la multiplication des " rencontres " des adhérents avec un candidat dont il savait qu'il ne pouvait les honorer de sa présence.

Autant d'occasions supplémentaires de se " vendre ", tel le seul véritable candidat qu'il était à ses yeux.

Jusqu'au fameux " sms " du soir du débat entre les deux finalistes. Celui où Azouz Begag
devait annoncer son retrait des primaires du Modem.

Informé de son absence mais pas encore de son retrait, Mr. Lafond arguant - après coup - de la consigne habituelle que nous donnait Azouz Begag de parler au nom de sa candidature, envoya à ses quelques amis (certains me l'ayant transféré) un " sms " stipulant : " Je débat ce soir avec Christophe Geourjon, venez me soutenir au nom de la candidature que nous formons avec Azouz Bégag " ( ? !..).

A mon arrivée, il était déjà sur la scène...Le retrait d'Azouz Begag venait d'annuler le " débat " de sa consécration. Après que celui-ci m'ait également démenti lui avoir donné des consignes expresses concernant son intervention.

Tel un apprenti sorcier de la politique, avait-il imaginé qu'on l'aurait laissé " débattre " ?
Avait-il seulement réalisé que le non-candidat qu'il était dérogeait à la procédure, risquant même de l'invalider ? Non bien sûr. Considérant sans doute que, tel le coucou, il était lui-même candidat... Ce qu'en effet, il n'a jamais cessé d'être.

Ceci, après quelques tentatives (dont celle de jeter la suspicion sur mes proches) de m'écarter ( ? !..) du " trio " où je l'avais intégré. C'était manifestement mal connaître Azouz Begag et moi-même.
Triste fin de partenariat...

Elle m'a appris que Mr. Lafond ne mérite pas la confiance qu'il sollicite.

Ses quelques adeptes (ceux qui ont reçu le " sms ") n'ont rien trouvé à redire à ces méthodes. Considérant peut-être qu'il s'agissait là des " nouvelles pratiques " que notre parti appelle de ses vœux...

Je témoigne que l'on peut se faire élire sans étiquette politique (ce qui fût mon cas en 2001), avec près d'un tiers des voix de sa ville, sans trahir ses partenaires...

Je ne souhaite pas que ces " nouvelles pratiques " (ou l'interprétation qui en est faite) tant proclamées, tiennent le haut du pavé dans mon parti.
Ce n'est pas ma conception de la " fabrication " de la démocratie tel que, en tant que parti politique, nous devons y concourir.

Si l'on veut laisser derrière nous la politique " à l'ancienne ".

Voilà pourquoi, entre autres raisons, je considère que Mr. Lafond ne nous représente pas. Si c'est bien de démocratie représentative qu'il s'agit. Il incarne à mes yeux les dangers de l'individualisme pour la démocratie, si bien décrits par Marcel Gauchet.

Il est enfin troublant de noter aujourd'hui que l' " investi " ne semble pas tout à fait étranger à l'échec de la constitution de la précédente " liste officielle " : pour avoir commencé de constituer lui-même une liste dissidente sollicitant les mêmes adhérents lyonnais dès avant que l'autre ne jette le gant. Une de ses têtes de liste, A.S. Condemine, l'ayant même qualifié de " fossoyeur " du Modem (son mail du 5/02).

Le " dissident " devient l' " officiel " et je souhaite bonne chance à ses futurs partenaires politiques. S'il s'avère capable d'en fédérer durablement...

La démocratie suppose sa propre temporalité et cette candidature " minute " ne satisfait pas aux règles élémentaires d'une campagne efficace par manque de rassemblement, de représentativité et surtout de préparation - qui représente 99 % de la réussite...

Au risque d'apparaître comme une candidature de témoignage ou d' "affichage", voire une candidature " internet ", en même temps que la tentative d'auto-promotion d'une individualité impropre à garantir l'" indépendance " annoncée des listes Modem au second tour, mais visant, beaucoup plutôt, dans une sorte de "contrebande électorale", à sa propre élection bien " négociée " entre les deux tours. C'est-à-dire avant le premier.
Et les contacts réguliers qu'entretient Mr. Lafond avec certains " staffs " de campagne ne manquent pas de confirmer cette troublante stratégie...

Dans ces conditions, il n'est pas acceptable que quelques tard-venus bénéficiant d'un effet d'aubaine et d'opportunité, s'érigent en donneurs de leçons d' "authenticité", de " pureté ", de " conviction " et de "valeurs " dont bien sûr, ils n'ont pas le monopole.
Si tant est qu'ils s'appliquent à eux-mêmes leurs propres principes, à commencer par le mode de désignation de leurs propres candidats...

A cet égard, il par ailleurs symptomatique que Mr. Lafond n'ait rien trouvé à redire au fait que l'article 18 de nos nouveaux statuts, s'en tenant à un vote " consultatif ", n'aient pas consacré à Villepinte le principe de désignation des candidats par les adhérents eux-mêmes. Mr. Lafond qualifiant même, pour faire bonne mesure, de " mauvais esprit " ceux qui s'en étonnaient.

Attitude d'autant plus incompréhensible que nous avions initialisé - et fondé - sur ce principe démocratique, notre action commune dans le cadre des primaires " démocrates " de Lyon. Avant, bien sûr, qu'il ne soit soudainement et tardivement (et, déjà, sans consulter ses partenaires) lui-même candidat et que je parvienne (avec difficulté et au grand " dam " de ses quelques supporters) à le convaincre de se ranger derrière Azouz Begag, seul candidat à même de nous donner les moyens de maintenir nos listes au second tour.

Cette candidature, celle d'un candidat gagnant pour le Modem, n'a été qu'une sorte de " contre temps " dans celle de Mr. Lafond. Un contre temps obligé, bien qu'exploité.
Jusqu'au slogan de campagne " Lyon est une chance " que nous avions formulé avec Azouz Begag.
Parce que Lyon a été sa chance...

Mais Mr. Lafond et ses amis n'ont pas joué vraiment le jeu de cette candidature.

Que n'y a-t-il mobilisé autant d'énergie et de soutiens que pour la sienne ?
Azouz begag caracolerait aujourd'hui dans les intentions de vote... Et je suis témoin de la volonté qu'il a eu de la mener jusqu'à un score brillant au second tour de l'élection municipale.
On le comprend aujourd'hui, la " logique du parcours " de Mr. Lafond (ainsi que l'exprime pudiquement A.Pellet), supposait une désignation parisienne... fût-elle de dernière minute.

Membre de l'UDF et du Modem depuis vingt ans, ayant toujours privilégié l'action dans la vie de la cité à une " carrière " dans mon parti, je n'ai pas de leçons de " démocratie ", de " convictions " ou d'ethique "UDF-Modem ", ni d'ordre d'exclusion - ou d'expulsion - à recevoir de la part de Mr. Lafond.

Il n'y a pas les " purs " et les " authentiques " d'un côté, et les " vendus " de l'autre.
Nous savons aujourd'hui qui est Mr. Lafond. Et nous sommes las de ses tartufferies et de ses " fatwas ".

De deux choses l'une : soit il ment aux électeurs en projetant une négociation au soir du premier tour, soit il entraîne la candidature officielle de notre parti dans un impasse électoral.

Je veillerai personnellement à ce que cet échec - mais le pire n'est jamais sûr... - ne soit, de surcroît, imputé aux élus démocrates que l'on a laissé " écarter " de la précédente liste officielle et qui sont aujourd'hui morigénés par le dernier " investi " venu.

Ils se sont toujours conformés aux règles de notre parti, même si rien ne leur aura été épargné.

La cohérence est du côté de la démarche qui fût - et demeure - la mienne depuis de nombreuses années. Celle de privilégier la coopération au service de la cité, au sein d'une majorité plurielle, une " majorité d'idées ". De celles que vante François Bayrou qui invoque si régulièrement la nécessité de gouverner localement grâce à un " rassemblement des sensibilités différentes ", crucial pour l'avenir des villes.

J'ai représenté mon parti au Grand Lyon et c'est en son nom et avec son blanc-seing que j'ai travaillé aux côtés de Gérard Collomb durant sept années.
Autant d'années de réflexion garantissant la réussite future, à Lyon, de la formule gagnante de cette " gouvernance " élargie.
Car aujourd'hui, on ne gagne plus qu'en équipe.

L'" alliance des reconstructeurs " vantée par F.Bayrou est bien la suite logique du fameux " laboratoire lyonnais " expérimenté pendant toutes ces années entre Rhône et Saône.

Quand à l'exclusion, je connaît : j'ai déjà été " suspendu " un an de l'ex-UDF pour avoir préféré publiquement, en cohérence avec mon action, ceux qui président les majorités plurielles à ceux qui les désertent. Comme ce fût le cas au Grand Lyon.

Cette " suspension " s'inscrivait dans un contexte local qui a disparu avec le retrait de la dernière candidature " officielle ".

Grâce à cette coopération avec Gérard Collomb, et à sa confiance, j'ai pu notamment conduire en toute liberté et indépendance, bien qu'en partenariat, un projet qui fait aujourd'hui figure de plus importante innovation urbaine de ces dernières années : le projet Vélo'V.

Et grâce à cette valeur ajoutée du Grand Lyon, et un bon management avec nos partenaires, nous avons pour la première fois crédibilisé, en l'améliorant, un système qui peinait à décoller dans les villes pionnières qui avaient déjà tenté de s'en doter. C'était un pari risqué et courageux. Gérard Collomb l'a pris. Cette innovation est aujourd'hui enviée - et copiée - par les maires du monde entier.

Elle a donné à Lyon un visage plus humain.
J'en suis fier pour ma ville.

Aujourd'hui, on ne change pas une équipe gagnante. On la renforce.
Nous allons construire une nouvelle majorité plurielle à Lyon.
Pour continuer le travail.

Mes amis et moi y sommes candidats.

Pour cela, nous avons espéré qu'un bon accord à Dijon, Roubaix, Tours ou Grenoble fût également souhaitable à Lyon...

Dès la campagne présidentielle, François Bayrou y avait affirmé que Gérard Collomb avait " une sensibilité compatible " avec son projet (" Le Monde " du 18 Avril 2007).

Aujourd'hui, je l'appelle à soutenir Gérard Collomb au soir du premier tour.

Pour faire gagner une ville que nous voulons toujours plus agréable à vivre, et qui ne laisse aucun de nos concitoyens au bord du chemin..."

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