Alternative Libertaire manif Anti-FN
Alternative Libertaire au départ de la manifestation contre la tenue du congrès du FN © Alice Patalacci

Près de 3 000 personnes à la manif anti FN

Le comité de vigilance 69 a appelé au rassemblement ce samedi 29 novembre, pour montrer son mécontentement face à la tenue du congrès du Front national à Lyon. Si la manifestation se voulait pacifiste, elle a fini par déraper.

Alternative Libertaire au départ de la manifestation contre la tenue du congrès du FN

Alternative Libertaire au départ de la manifestation contre la tenue du congrès du FN © Alice Patalacci

Parti fasciste, parti interdit. Pas dans la ville de Jean Moulin !” Le rendez-vous était donné place Jean Macé à 14 heures. Différents syndicats, partis et élus politiques étaient présents, dont les élus communistes de Vénissieux. Près de 800 personnes étaient rassemblées ce samedi pour protester contre la tenue du congrès du Front national, qui se déroulait à la Cité internationale de Lyon.

Elus communistes Vénissieux manif anti FN

Les élus communistes de Vénissieux ont défilé © Alice Patalacci

Il y a eu une énorme pression sur l’aspect des risques de cette manifestation”, a déploré Marie-Christine Burricand, conseillère générale du canton Sud de Vénissieux. “Le dispositif déployé par les forces de l’ordre est complètement démesuré”, souffle-t-elle, en montrant les cars de CRS placés à chaque coin de la place.

Manifestants manif anti FN

Les jeunes militants de l'Unef étaient aussi présents © Alice Patalacci

Un fort dispositif policier

En effet, les policiers étaient sur le qui-vive, cette après-midi. Pour accéder à la place Jean Macé, il fallait montrer patte blanche. “Monsieur, ouvrez votre sac s’il-vous-plaît”, demande l’un d’entre eux à un jeune homme, vêtu d’un sweat des Béruiers Noirs. A côté de lui, une jeune fille est passée entre les trois policiers sans avoir à montrer quoi que ce soit.

Plus loin, près de l’arrêt de tram, un agent des Transports en commun lyonnais (TCL) fixe son talkie-walkie. “On est ici pour fluidifier le trafic. On fait attention à ce que la circulation ne gène pas la manifestation et inversement”, explique-t-il. Effectivement, plusieurs agents étaient présents à chaque croisement de rue, dont certains étaient casqués.

Manifestante manif anti FN

Une manifestante au départ du cortège © Alice Patalacci

Les CRS contraints d'utiliser des gaz lacrymogènes

Riverains cachés magasins manif anti FN

Les passants sont allés s'abriter dans les magasins de proximité © Alice Patalacci

Sensée débuter à 14 heures, la manifestation est partie en direction des Terreaux avec près d’une heure de retard. Entre temps, de nouveaux militants venus des quatre coins de la France, se sont greffés au groupe qui a fini par attendre près de 3 000 manifestants. C’est vers Saxe-Gambetta, que le premier renversement de situation a eu lieu. “C’est une manifestation pacifique”, hurlait la sono, en tentant de calmer le jeu. Mais rien n’y fait, les forces de l’ordre lance donc des gaz lacrymogène pour tenter de disperser le cortège. Quelques vitres et devantures de banque ont subi les foudres des casseurs.

Manifestants sur le pont de la Guillotière, lors de la manifestation anti-FN, le 29 novembre 2014 © Alice Patalacci

© Alice Patalacci

Dispersés mais toujours aussi déterminés, les manifestants ont alors marché vers l’Hôtel Dieu, avant d’y être bloqués. Surveillé par des cars entiers de policiers et de gendarmes, ainsi que par un hélicoptère de la gendarmerie, le cortège a fini par se scinder en deux parties, séparées par des cordons de CRS.

Retour vers Perrache

Vers 18 heures, l’impatience était au rendez-vous. Les organisateurs ont alors proposé une dispersion. “Un peu de calme, s’il-vous-plaît ! On va se disperser et marcher vers Perrache. Dès que les CRS font demi-tour avec leurs camions, on leur emboîte le pas. On n'ira finalement pas jusqu'aux Terreaux”, propose une voix dans un haut-parleur. Alors que les manifestants étaient encerclés par les CRS, des spectateurs entouraient les forces de l’ordre, en applaudissant les militants. Le retour s’est finalement fait dans le calme : un groupe est sorti à la Guillotière, tandis que le second a terminé vers Perrache.

CRS manif anti FN

© Alice Patalaci
2 commentaires
  1. Marine - 30 novembre 2014

    Quand je lis cet article, je suis heureuse de n'est pas descendue sur Lyon hier. Tous ces manifestants devraient se battre pour leur pouvoir d'achats, pour les augmentations des taxes, pour les retraités. Si le FN n'existait pas, toutes ces associations n'existeraient pas non plus. En plus un bon nombre de ces associations sont financées par l'impôt de tous les contribuables, y compris ceux qui votent FN. CETTE MANIFESTATION aurait dû être interdite. Le préfet n'a pas été à la hauteur.

  2. bruitdevert - 30 novembre 2014

    Pauvre Marine ! vous avez tout faux ! Quoi que vous pensiez des associations organisatrices de la manifestation, elles ne sont pas financées par l'Etat. A l'inverse le FN comme tous les partis politiques bénéficient d'une dotation de l'Etat. Je me demande si ce n'est pas plutôt le FN qu'il faudrait interdire ? mais réjouissez vous, tant que le FN n'est pas au pouvoir vous avez encore le droit d'expression ici, même pour dire des bêtises.

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