Michèle Picard
© Mathilde Régis

Michèle Picard sollicite une intervention "en urgence" de Manuel Valls

L'entreprise spécialisée dans la toile cirée, Veninov, a programmé la fermeture de son site à Vénissieux pour la fin du mois de novembre, menaçant l'emploi de 13 salariés. La maire de Vénissieux sollicite aujourd'hui une intervention "en urgence" de la part du premier ministre qui avait dénoncé "une escroquerie manifeste" devant les salariés en lutte lors d'une de ses visites à Lyon.

"En 2010, ce patrimoine industriel vénissian a été victime du fonds de pension américain Gordon Brothers. Une situation qui a conduit à la mise en liquidation judiciaire de ce fleuron de l'industrie française, dès 2011" introduit Michèle Picard dans sa lettre adressée à Manuel Valls. Après avoir demandé au préfet Michel Delpuech l'organisation d'une table ronde "en présence de l'ensemble des partenaires concernés", la maire de Vénissieux en appelle à celui qui avait apporter son soutien aux salariés en lutte en septembre 2011. "Lors de votre visite, vous avez souligné le caractère insupportable de cette situation en précisant : "On peut considérer qu'une entreprise puisse disparaître lorsqu'elle connaît, depuis longtemps, des moments difficiles. Mais une entreprise qui a des carnets de commandes pleins, un savoir-faire unique, et quand en plus se rajoute une escroquerie manifeste.. C'est plus qu'un gâchis, c'est un vol !"

L'activité n'a pas repris, malgré l'injonction du Tribunal du commerce

La maire de Vénissieux indique la mobilisation financière de la région et et du Grand Lyon en faveur de l'entreprise, à hauteur de 140 000 euros, ainsi que celle de la ville de Vénissieux de 30 000 euros. Elle rappelle également au premier ministre que le groupe Windhager n'a pas respecté l'injonction du Tribunal du Commerce de Nanterre de mai 2013. Le groupe devait s'engager à ce que l'activité reprenne sur le site de Vénissieux, à investir dans le matériel et les locaux et reprendre 20 ex-salariés. "À ce jour, la production n'a pas repris et seuls 13 salariés y travaillent", indique Michèle Picard, qui demande l'intervention de l'Etat pour trouver une solution pérenne à l'avenir du site Veninov de Vénissieux.

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