La crise sanitaire et économique pourrait impacter le marché de l’immobilier / © Antoine Merlet

Lyon et Villeurbanne vont tester l'encadrement des loyers

Le conseil de la métropole de Lyon va examiner ce lundi la possible mise en place début 2021 de l'encadrement des loyers à Lyon et Villeurbanne.

Après Lille et Paris, Renaud Payre, le vice-président en charge de l’habitat, du logement social et de la politique de la ville, a annoncé vendredi la mise en place de l'encadrement des loyers à Lyon et Villeurbanne. La métropole de Lyon et son président Bruno Bernard ont déposé un dossier pour pouvoir participer pendant cinq ans à l'expérimentation rendue possible par la loi Elan. 

Concrètement, selon les zones, les quartiers et la date de construction des logements, les loyers seront encadrés à hauteur du loyer médian plus 20 %. Les prix ne pourront aller au-delà de ce plafond. D'après Renaud Payre, le loyer médian est actuellement de 12€/m2 sur la zone Lyon et Villeurbanne et de 16,2€/m2 dans certains quartiers à Lyon et notamment sur les petites surfaces. Les appartements meublés et non meublés sont concernés. “On ne dit pas que l'on va faire diminuer les loyers, on va encadrer la location. L'investissement locatif pourra avoir lieu et l'investissement raisonné ne sera pas remis en cause. Mais on doit contrôler les divisions de logements”, explique le vice-président

Sont notamment visées les petites surfaces ciblées par les investisseurs qui morcellent des appartements plus grands en T1 pour augmenter le rendement locatif des biens. Des brigades métropolitaines, pour faire respecter cet encadrement, vont par ailleurs être mises en place. “Il faudra travailler sur la mise en oeuvre d’équipes territoriales pour recenser les entorses à cet encadrement. Ce n’est pas au locataire de dire au propriétaire : “je ne suis pas d'accord”, après avoir fait une heure de queue dans la rue”, a assuré Renaud Payre. Les baux déjà signés ne sont pas concernés par cette mesure. 

Ce dernier a par ailleurs insisté sur la nécessité de “ne pas fantasmer cette mesure. Ça marque la volonté de la métropole de réguler le marché. Il y a une réticence chez les professionnels, mais notre rôle est d'expliquer et de lever ces fantasmes. On a été élu sur un programme et on le met en place.”  Le sujet sera examiné ce lundi après-midi par l'assemblée métropolitaine. S'il est validé, ce qui ne fait peu de doute, le ministère aura quatre mois pour répondre. Après acceptation du dossier, le dispositif pourrait être mis en place au premier semestre de 2021. 

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