elections TPE 2016
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Les salariés des TPE vont voter pour leurs représentants syndicaux

Les élections dans les très petites entreprises (TPE) vont s’ouvrir le 30 décembre. Leur enjeu principal : la participation. Celle-ci n’était que de 10 % en 2012, en dépit de son importance pour désigner ceux qui devront défendre de nombreux travailleurs.

Il s’agit du plus gros scrutin au niveau professionnel : du 30 décembre au 13 janvier, les employés des TPE voteront pour leurs représentants syndicaux. Cette élection est ouverte à tous les salariés de ces entreprises de moins de 11 personnes et aux employés à domicile.

Elle permet de choisir les représentants syndicaux et les conseillers aux prud’hommes pour une durée de 4 ans. Il sera cette année possible de voter par internet, comme en 2012, mais aussi par courrier, ce qui devrait permettre d’élever la participation.

 
Election syndicale TPE : pourquoi voter ? par MinistereTravailEmploi

95 % des entreprises françaises

En effet, la première élection de 2012 avait été décevante de ce point de vue : seuls 478.866 des 4,6 millions inscrits avaient participé soit 10,38 %. La faute à une "information trop abstraite" selon Gilles Mondon, secrétaire général régional du syndicat UNSA qui souligne l'enjeu de cette élection. "Les TPE n’ont ni délégués du personnel, ni délégués syndicaux. De fait, les conventions collectives sont très importantes pour les salariés. Il s’agit souvent de la seule protection sociale existante, contrairement aux grandes structures, où de nombreux accords d’entreprise viennent la compléter."

D’autant que les TPE constituent 95,4 % des 3,1 millions d’entreprises françaises. Elle n'emploient en revanche que 20 % des salariés, contre 29 % pour les PME, 24 % pour les entreprises de taille intermédiaire, 28 % pour les grandes entreprises (source Insee 2011).

Le poids des assistants maternels

Sur les 2,9 millions de salariés en TPE, 1,1 millions travaillent pour des particuliers employeurs. Parmi eux près de la moitié sont des assistants maternels, souligne Gilles Mondon, pointant leur précarité.

"Il n’y a aucune présomption d’innocence pour eux. Si les parents décident du jour au lendemain de placer leur enfant ailleurs, ils peuvent le faire. C’est normal du point de vue des parents, mais il faut que l’employé puissent être indemnisé. C’est surtout pour eux que l’élection est importante"

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