collomb hollande
© Tim douet

Les Dialogues (Presque) Imaginaires > Episode 13 : Collomb/Hollande

Régulièrement, au gré de l’actualité et des différentes prises de position, retrouvez sur lyoncapitale.fr un feuilleton passionnant. Parce que, comme l’écrivait Paul Auster dans La chambre dérobée, "chacun sait que les histoires sont imaginaires. Nous savons qu’elles ne sont pas vraies même quand elles nous disent des vérités plus importantes que celles que nous pouvons trouver ailleurs". Dans ce treizième épisode (presque) imaginaire, Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, échange avec François Hollande, candidat aux primaires du PS. Un soutien bien encombrant pour le favori des sondages…

Gérard Collomb : Alors qu’est-ce que t’en dis ? Eh eh ! T’as vu ça ? T’as entendu ? !

François Hollande : Quoi ?

GC : Mon soutien ! Ils en ont même parlé sur Radio-Gaga.

FH : Ce qui m’ennuie, c’est que Bertrand soutienne Martine…

GC : Oui mais moi je te soutiens ! Je-te-sou-tiens !

FH : Ca, ça m’ennuie vraiment.

GC : Que je te soutienne ?

FH : Mais non, je parle de Bertrand.

GC : On s’en fout de lui, on s’en fout de Paris ! C’est ici que ça se passe ! J’ai même écrit un livre là-dessus, le miracle lyonnais, avec toutes mes recettes pour la présidentielle, avec ça tu vas déchirer François !

FH : Bertrand… Pas lui…

GC : On va réinventer le socialisme, retrouver un désir d’avenir, changer la vie, sauver la Grèce !

FH : C’est une tuile.

GC : Mais c’est génial, c’est top, c’est grand !

FH : Bertrand… Quand même.

GC : T’es pas marrant François…

FH : Ecoute Gérald, t’es vraiment un type super. Mais là, franchement, j’ai autre chose à faire. Ne le prends pas mal, ça te dépasse de la tête et des épaules. Et puis…

GC : Quoi ? Quoi ? !

FH : Tu portes malheur, voilà. La poisse ! La scoumoune ! C’est vrai, j’suis pas superstitieux mais chaque fois que tu soutiens quelqu’un… Petit un, ça sert à rien parce que sorti de ton trou personne te connaît. Et petit deux, ça finit toujours en cata.

GC : Mais…

FH : Tu soutiens Ségolène, paf ! on se rétame et on se sépare. Tu soutiens Frêche, il clamse dans la foulée. Tu soutiens Guérini, il s’englue dans les affaires ! Tu soutiens DSK et là, là c’est l’apothéose ! la fin du monde ! Roger, t’es un bon militant. Tu veux vraiment me rendre service et être utile au PS ?

GC : Ben pardi ! Bien sûr ! Euh moi c’est Gérard.

FH : Alors, Gérard, Gérard je t’en prie, je t’en conjure, je t’en supplie ! Ne me soutiens pas. Il faut m’oublier, tout peut s’oublier. Je m’enfuis déjà...

GC : Mais… mais… On a vu souvent rejaillir le feu…

FH : Nan ! Tu te cacheras là, pour me regarder marcher et souffrir, danser et sourire, chanter et puis rire mais… Ne me soutiens pas.

GC : Euh… l’ombre de ton ombre ?

FH : Nan !

GC : L’ombre de ta main ?

FH : Nan !

GC : L’ombre… de ton chien ?

FH : Nan ! Ne me soutiens pas, ne me soutiens pas. Ne me soutiens pas. Ne me sou… tiens pas. Ne… me… sou… tiens… pas.

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