Le Rhône penche pour Copé, mais…

Jean-François Copé tenait meeting le 3 octobre chez son ami Philippe Cochet, le maire UMP de Caluire. Le temps d’une "réunion militante", le candidat à la présidence de l’UMP a posé ses valises en banlieue de Lyon, le temps de séduire un maximum de militants de la fédération du Rhône, 6e de France avec 7487 adhérents. Du côté des élus du département, la balance penche déjà pour le secrétaire général de l’UMP, mais les soutiens à François Fillon se font doucement connaître et montent au créneau pour défendre leur champion.

C’est juste en bordure de Lyon que Jean-François Copé tient meeting ce mercredi 3 octobre. Le candidat à la présidence de l’UMP mènera son opération séduction lors d’une "réunion militante", à la salle des fêtes de Caluire. Une ville loin d’être choisie au hasard, puisque son maire, Philippe Cochet également président de la fédération UMP du Rhône s’affiche depuis longtemps comme un soutien actif de Jean-François Copé. Dans le département, le candidat a très tôt engrangé les soutiens de nombreux élus UMP, comme Françoise Grossetête (eurodéputée), Philippe Meunier (député de la 13e circonscription), Christophe Guilloteau (député de la 10e), Georges Fenech (député de la 11e) et Emmanuel Hamelin (ancien député et élu d’opposition à la Ville de Lyon).

Les soutiens de Fillon se révèlent

Mais petit à petit les soutiens à François Fillon qui s’étaient jusque-là faits plutôt discrets, se font également connaître : Nora Berra (eurodéputée), François-Noël Buffet (sénateur-maire d’Oullins), Michel Terrot (député de la 12e circonscription) et Elisabeth Lamure (Sénatrice du Rhône). Au jeu du plus grand nombre de soutiens, la partie n’est peut-être donc pas encore gagnée pour Copé. Dominique Nachury (députée de la 4e), qui avait apporté son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet, hésite. Patrice Verchère (député de la 8e), garde son choix pour lui et Michel Havard comme à son habitude ne se prononce pas, semblant plutôt attendre de voir dans quel sens le vent tourne.

La scission du "racisme anti-blanc"

Dernièrement, la sortie du livre de Jean-François Copé, La droite décomplexée, marquée par le terme de "racisme anti-blanc" a été l’occasion pour les soutiens d’affirmer un peu plus la ligne de leur champion et la leur par la même occasion. Alors quand Philippe Cochet estime sur cette "affaire" que Copé a raison "d'employer ce langage direct et sans enrobage pour qu’il n’y ait pas de distorsion entre les politiques et ce que vivent les concitoyens au quotidien", Nora Berra se pose en faux. L’ancienne ministre du gouvernement Fillon estime que "ces propos sur le ‘racisme anti-blanc’ étaient inopportuns, car la politique doit promouvoir la cohésion d’une seule communauté nationale. La responsabilité politique est de créer une République une et indivisible sans renvoyer des communautés dos à dos." Elle y voit même une sorte d'opportunisme politique "Il faut cesser de faire des choix pour gagner des voix. Les électeurs ne sont pas des parts de marché. La peur de l'autre est une constante, une composante de notre société, évitons d'en faire un argument politique..."

L’héritier

C’est inévitable, comme dans une vielle famille qui vient de perdre son patriarche, il y a également querelle d’héritage. Pour Philippe Cochet "la droite décomplexée est un héritage de Nicolas Sarkozy, qui avait permis de limiter la progression des extrêmes". Un legs que Nora Berra laisse au concurrent de son champion, estimant que "Fillon est à la croisée de l’héritage de Nicolas Sarkozy et du Gaullisme social de Philippe Seguin. Il possède une hauteur de vue et de propos qui apporte une opposition constructive tant il est capable de repérer les failles de la gouvernance actuelle."

Pour le moment aucune date n’est annoncée pour la venue de François Fillon dans le Rhône d'ici le scrutin qui se déroulera les 18 et 25 novembre prochains. La participation de l’ancien Premier ministre à la fête de l'UMP départementale le 9 septembre dernier avait, fut un temps, été évoquée. Mais après de grandes incertitudes, l’idée avait été abandonnée, son entourage s’inquiétant de "la qualité de l’accueil qui pourrait lui être réservé".

3 commentaires
  1. JC - 4 octobre 2012

    Mais quelle horreur...Comment peut-on envisager de soutenir un type pareil?

  2. nonmaiscepaspourdire - 5 octobre 2012

    Finalement un rien les occupe ...

  3. rémi - 10 octobre 2012

    Du RPF du Général de Gaulle à l'UMP de Jean François Copé...et à bientôt à ? Nadine Morano, qui sait ? le pire est peut être encore à venir !

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